NanoWrimo : enfermées une nuit dans une bibliothèque…

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Le NaNoWriMo : nani ?!

Une partie de l’équipe Mageek a décidé de passer un curieux Halloween et de se livrer à un exercice de création pas comme les autres. Nous avons déjà parlé du NaNoWriMo (National Novel Writing Month) dans un précédent article mais rappelez-vous :

  • 50 000 mots/personne
  • 1 mois
  • Plus de 300 000 auteurs recensés à travers le monde

Oui vous avez bien lu. Il s’agit pour chaque participant d’écrire 50 000 mots en 1 mois (grosso modo 100 à 120 pages Word).

La question la plus courante est POURQUOI ? Pourquoi quelqu’un s’infligerait cela ? Qu’est-ce qu’on y gagne ? La meilleure réponse à la première question est peut-être : PARCE QUE. Parce qu’on peut/veut le faire. Parce que cela permet à un jeune écrivaillon de se faire les dents, d’avancer une histoire qui bloque, parce que c’est drôle de se livrer à ce défi pas comme les autres en compagnie de centaines de milliers de gens partout à travers le monde. Rien à gagner, à part la satisfaction de pouvoir dire… OH MON DIEU JE L’AI FAIT. Ou juste d’avoir avancé ou rencontré des gens très chouettes qui partagent une même passion d’ordinaire plutôt solitaire.

La soirée de lancement

Ce 31 octobre, donc, une partie de l’équipe Mageek s’est rendue à la kick-off. C’est-à-dire à la soirée parisienne pour le lancement du NaNoWriMo ! Ou comment passer une nuit blanche dans une grande bibliothèque à écrire. On vous raconte…

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La Bibliothèque Publique d’Information

Arrivées à la BPI, la bibliothèque du centre Pompidou, et après un passage obligé par les contrôles Vigipirate, nous sommes accueillies par Laure-Isabelle, l’organisatrice. Celle-ci explique à tous les arrivants en quelques minutes comment se déroule la soirée. Nous accusons un léger retard sur le planning, il faut dire que c’est la première fois que cet événement rassemble autant de monde. Le lieu changeant tous les ans, l’organisation demande aussi de l’adaptation à chaque fois. L’an dernier, par exemple, la soirée avait pris place dans les locaux des éditions Bragelonne.

Nous sommes accueillies une seconde fois, en haut des escalators par Cynthia (notre rédactrice, oui c’est bien elle) qui a infiltré le NaNo rend gentiment service en tenue d’Alice au pays des Merveilles version Halloween avec un tablier plein de saaaaaaang (et des petits fours).

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Nous passons par la case « buffet ». La plupart des participants ont amené de quoi se restaurer. Il faut tenir de minuit à sept heures du matin tout de même ! Les victuailles sont mises en commun : on recense de nombreux cakes, quiches et gâteaux et bien sûr toutes sortes de sodas, thé et café pour rester au taquet toute la nuit. Mais pas d’alcool, on n’est pas là pour picoler ! Et puis, dans un lieu aussi studieux que cette bibliothèque, ça paraîtrait inconvenant.

Nous nous retrouvons ensuite tous installés comme une bande d’étudiants en salle d’informatique. Chacun a amené son ordinateur portable. Nous ne voyons aucun carnet autour de nous, mais il faut admettre que ce n’est pas la méthode la plus adaptée au décompte des mots à la fin de l’exercice.

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On notera la présence de Spider-Man et d’un chapeau en forme de… poulet ?

Les animations commencent

L’organisatrice nous explique le principe du bingo de la soirée : chaque participant a donné un indice à propos de ses écrits à l’inscription, il faut maintenant retrouver qui se cache derrière chaque phrase mystérieuse…

Puis, nous avons l’immense honneur d’entendre chanter a capella l’hymne du NaNo sur l’air du générique de Zorro. Avec des paroles incluant « son nom il le signe à la pointe de la plume, d’un N qui veut dire NaNo ». Magique !

Le NaNo a aussi quelques mascottes dont, en France, le minuteur Cocotte et le Gator, que voici en position compromettante (ce qui ne perturbe pas notre rédactrice Lupiot, très studieuse en second plan…).

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Enfin démarre la première word war, cela consiste à taper le plus de mots possible dans un temps donné (on débute à minuit avec une tranche d’une heure).
Puis on nous lit les 3 pitchs (de romans ou autres) qui ont été élus les plus cool de la soirée, parmi ceux des participants. Les gagnants de la word war et du concours de pitchs sont récompensés par des lots.

Mais le but ultime reste le suivant : battre en word war les Norvégiens, une fois additionnés les scores de tous les participants ! Chaque année, la France se choisit un adversaire à sa taille… en 2015, c’est Paris tout seul qui affronte la Norvège tout entière !

Les tranches d’écriture s’enchaînent, entrecoupées par des pauses. Il n’est pas toujours facile de se plier à ce rythme, surtout si l’on est interrompu dans un élan d’inspiration ! Nous avons tout de même réussi à tenir toute la nuit et repartons à l’aube, le compteur de mots plus ou moins explosé, et la tête pleine de nouvelles idées à exploiter…

Ellia et Elena

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