Dans l’Antre du Côté Obscur, les méchants se tapent l’affiche ! (jusqu’au 27 novembre)

Dans l’Antre du Côté Obscur, un nom mystérieux qui annonce un regroupement tout aussi sombre et étrange. Un collectionneur fou, érudit et geek à la fois, a pu rassembler dans sa caverne aux mille merveilles les œuvres d’artistes actuels qui se sont exprimés dans une envolée lyrique autour du thème des sales types, des vilains, des méchants ! En passant des plus célèbres qu’on affectionne particulièrement à ceux qui sont inconnus mais qui suscitent plein d’intérêt et de méfiance.

À l’âge de l’avènement de l’anti-héro(ïne) dans tous les bons scénarios, les méchants deviennent des icônes charismatiques et fascinantes, qui laissent entrevoir parfois une facette humaine qui en sort contrastée, ou plus vulnérable ou qui se noie dans la folie. Marginaux, hors normes, ils sont à la fois mis au ban de la société et sous le feu des projecteurs.

Dans l’ambiance du Dernier Bar… unique en son genre, les toiles sont réparties de manière inventive et bien trouvée dans tous les recoins.

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Le rez-de-chaussée, là où les geeks soiffards se rassemblent chaleureusement autour de tables dans de grands fauteuils en cuir pour jouer au Munchkin, on peut apercevoir quelques toiles très bien mises en valeur par les effets de lumière

Rien n’a été bouleversé pour l’installation de l’exposition et les toiles viennent s’intégrer discrètement mais efficacement dans le décor du Dernier Bar. Dans la descente d’escalier, un immense Sephiroth trône en bas de la première volée de marche.

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Il semble attendre un mot de passe comme le tableau de la chambre de Gryffondor dans Harry Potter. Au coude du couloir, sur le palier, il est accompagné d’un Alien ultra épuré et esthétisé et d’un magnifique ensemble de collages des super-héros de Batman.

Les propos des artistes sont retranscrits dans un encadré descriptif qui accompagne chaque toile. Chacun s’exprime sur son méchant, et la raison pour laquelle il a choisi de le représenter. Il est dommage qu’il n’y ait pas plus de détails sur les techniques de composition de chaque œuvre.

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Un kirigami géant de Venom nous surplombe. Très impressionnant  d’un point de vue technique mais aussi et surtout parfaitement installé pour l’effet scénographique de l’exposition.

Le premier sous-sol est privatisé pour l’événement vernissage ce soir-là. Les tables ont été poussées et la circulation est plus fluide. Un petit buffet libre est proposé aux invités.

D’entrée de jeu, c’est le vitrail de Cersei Lannister qui saute aux yeux , illuminé par un système de boîte rétroéclairée, la divine méchante nous toise de son regard, un verre de vin à la main (toujours). La salle propose aussi de découvrir d’autres toiles.

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Le deuxième sous-sol est dédié aux œuvres plus imposantes comme cette sculpture massive et de grandes toiles comme le portrait style florentin XVIIIe siècle de Rogue (prof de Défense contre les forces du Mal dans Harry Potter) .

L’exposition est visible jusqu’au 27 novembre 2016, alors allez boire un verre au Dernier Bar d’ici là car ça vaut le coup d’œil !

Exposition jusqu’au 27 novembre, Dernier Bar avant la fin du monde par LES CURIEUSES EXPOSITIONS.

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Interview d’Edouard Noisette sur son œuvre The Shrike appears

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Mageek : Bonjour Edouard ! Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Edouard Noisette : J’ai fait les Beaux-Arts et ensuite une école d’animation 3D, j’ai un peu une double casquette en art contemporain et en animation. Au final je n’ai fait ni l’un ni l’autre en sortant de l’école, je suis devenu illustrateur concept-artist en freelance. Depuis, j’ai pu travailler sur pleins de projets comme des web-séries, couvertures de livres, pochettes d’albums…

J’aime beaucoup développer mes projets en racontant mes propres histoires mais j’aime aussi raconter les histoires des autres et c’est ce que je fais en tant que concept-artist. J’aime raconter des histoires complexes sous l’apparence d’un truc second degré. C’est quelque chose que j’adore dans Blade Runner, il y a ce côté très facile d’accès mais plus riche avec une méta-histoire derrière.

Quelles sont tes références  ?

Majoritairement des références cinéma fantastique et de science-fiction : Blade Runner, Star Wars, Akira. Mes références S.-F. littéraires sont Dune, Asimov, je suis un grand fan d’Histoire et de grandes saga étendues.

Pourquoi exposer cette création en particulier ?

Cette illustration représente une scène d’Hypérion de Dan Simmons. C’est un livre que j’ai lu étant étudiant, et qui m’a sidéré. Sorti en 1991, il avait à la fois une scénario proche d’Alien avec des créatures indestructibles qui poursuivent le héros, et toute une réflexion sur le futur des machines, l’intelligence artificielle, internet… Il y a littéralement des smartphones ! Un bouquin complètement visionnaire, tout en ayant ce côté S.-F. classique punk.

L’œuvre ici exposée représente une scène décisive qui arrive au climax du 3e livre. C’est l’ouverture du tombeau du temps et l’apparition du Shrike, une créature surpuissante. Une confrontation entre les machines qui est peut-être à l’origine du Shrike. Des pèlerins sont envoyés en mission pour enquêter sur le phénomène et tenter de bouleverser le cours des choses. En toile de fond, il y a une guerre qui se déroule entre différentes branches de l’humanité. Une branche qui est restée très proche de notre civilisation qui se déplace grâce à des portes de téléportation entre les planètes, et à côté, d’autres humains qui sont partis dans l’espace et ont évolué en créatures de l’espace.

Quels sont tes futurs projets ?

Je travaille sur un projet de film noir fantastique, dans un univers années 30 un peu série B avec des créatures horrifiques. L’Appel de Chtulu est l’ambiance que je recherche un peu par exemple.

Pour continuer à plonger dans l’univers d’Edouard Noisette :

www.edouard-noisette.com
www.artstation.com/artist/silber

Lizu

 

Moldues infiltrées

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Une partie de l’équipe de Mageek s’est infiltrée à la Wizards Secret Party, qui s’est déroulée à Paris, le 23 avril 2016. Une soirée mise en place par Paint Cakes, une société de pâtisserie qui se spécialise dans la création de gâteaux geeks et autres cupcakes aussi beaux que délicieux.

Nous l’avions déjà deviné à travers l’interview qu’elle nous avait donnée l’an dernier : Julie, la créatrice de Paint Cakes, est une jeune femme qui déborde d’idées plus originales les unes que les autres.

Bien que ses produits remportent déjà un franc succès, elle souhaitait que Paint Cakes aille encore plus loin, ainsi elle s’est lancée dans l’organisation de cette soirée sur le thème de Harry Potter.

Il faut savoir que nous aimons le sucre et les choses mignonnes et que, par-dessus tout, nous aimons Harry Potter.

13123188_1161178183916488_867970421881341053_oPhoto officielle de Paint Cakes, illustrant à merveille l’ambiance de la soirée.

L’ambiance, donc…

Parées de nos pass, nous entrons à 20 heures tapantes dans les Caves Saint-Sabin, entièrement décorées pour l’occasion. Nous sommes accueillies par la directrice de Poudlard qui nous met aussitôt dans l’ambiance, nous promettant, bièraubeurre, jeux, ateliers créatifs et surprises (de Bertie Crochue) en tous genres.

Il fait sombre et l’endroit est surpeuplé de sorciers et de sorcières. Certains ont revêtu leur costume d’apparat et ne manqueront pas de défiler lors du concours de cosplay qui se déroulera un peu plus tard dans la Grande Salle. D’autres sont venus, incognito, déguisés en Moldus. Habile.

13340284_10207646747819878_4186566511141504424_oNous n’avons croisé la route d’aucun serpent géant. Nous avons quand même checké les coins de couloirs avec nos téléphones. On ne sait jamais.

Rien n’est laissé au hasard. Des posters « Ennemi numéro 1 » côtoient les armoiries de Poudlard. Le bar sert de la bièraubeurre à la cannelle, moussue et délicieuse, et d’autres cocktails inspirés par l’univers magique de Harry (comme le Veritaserum, que nous vous conseillons (chose que nous n’aurions jamais pensé dire)). Tous les invités ont le droit à une boisson et un cupcake gratis, c’est la maison qui régale.

Les activités

Le programme des réjouissances est à se damner.

  • Un concours de cosplay : on voit passer Viktor Krum, Gilderoy Lockart qui se fait un plaisir de signer des autographes à ses fans au bord des larmes, Fleur Delacour, un membre de l’équipe de Quidditch Gryffondor…

13041407_10208383426518623_5744165403473312401_oLupiot, en mode fangirl en compagnie de M. Gilderoy Lockhart. Si, si. 

  • Un atelier « Faites votre baguette magique » auquel on s’inscrit prestement et duquel on ressortira arborant fièrement notre nouvelle baguette après peinture et enrobage de colle chaude. Recommandé, même à ceux qui ont deux mains gauches. Bon, après, on ne vous garantit pas l’efficacité de l’artefact, mais Ollivander n’était pas de la partie, ce vieil asocial misanthrope.

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Un beau morceau de bois, un pistolet à colle, et la magie opère !

  • La Tour de divination est ouverte à ceux qui veulent se faire prédire l’avenir.
  • Les sorciers les plus braves tenteront aussi une partie de Loup-Garou magique, où chacun y va de sa stratégie diabolique pour 1) estourbir et sommairement assassiner les autres joueurs dans leur sommeil, s’il est un Mangemort, ou 2) argumenter de façon soûle et confuse pour tenter, dans le cas contraire, d’expédier les Mangemorts à un séjour de charme à Azkaban.
  • Il y avait aussi la possibilité de participer à la pratique ancienne, élégante et terrifiante du Duel de thé, qui consiste à mordre dans son biscuit après l’avoir trempé dans son thé et ce, sans le casser.
  • Enfin, un artiste sorcier propose de vous dessiner des tatouages éphémères. Curieusement, la marque de Vous-Savez-Qui est l’un des grands favoris. En même temps, il y avait beaucoup de criminels en fuite…

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Cet individu est particulièrement dangereux. Ne lui donnez de Chocogrenouilles sous AUCUN PRÉTEXTE. 

Le gâteau !!

Pour clôturer la soirée, LE CLOU DU SPECTACLE : l’immense gâteau conçu par Paint Cakes sera découpé dans la Grande salle.

Il représente le château de Poudlard. Ou plutôt le domaine de Poudlard (cabane de Hagrid, Saule Cogneur, Lac et Poudlard Express compris). Vous n’avez jamais vu un gâteau pareil. Nous non plus. D’ailleurs, nous ne sommes pas tout à fait sûres de ne pas avoir rêvé. Nous suspectons fortement les organisateurs d’avoir jeté un massif sortilège de confusion sur l’Assemblée.

13063425_1421022014590474_8366734041588595113_o(Merci à Cristina pour cette photo du gâteau)

Parce que, une soirée aussi merveilleuse, ce n’est pas possible. Et un gâteau pareil, ça n’existe pas.

Bravo et merci à Paint Cakes pour cet événement magique.

Don’t let the muggles get you down. 

Note : Malgré le succès remporté par la première édition de la Wizards Secret Party, Julie vient d’annoncer sur sa page Facebook qu’elle mettait Paint Cakes en sommeil, et ce minimum jusqu’au mois de septembre, suite à quelques complications personnelles. Toute l’équipe de Mageek la soutient et lui souhaite bon courage pour la suite.
 
Pour suivre Paint Cakes : www.facebook.com/Paintcakes/
Site web : http://www.paintcakes.com

Elena, Lupiot et Tessa M.

20 000 lieues sous Paris

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Les 26, 27 et 28 février, la team Mageek tenait son stand habituel au Salon Fantastique.
Bravant la fatigue après deux dures journées de labeur (N.D.A : en fait le salon ouvrait à 11 heures… Quelle bande de feignasses !), Lizu, Lupiot, Ellia et Elena ont décidé de s’offrir une soirée geek : 20 000 lieues sous Paris.

 

Sous les pavés, les abysses ?

La soirée, orchestrée par l’association Event Division, investissait le Théâtre du Renard pour sa deuxième édition.
Cet événement étant présenté comme un prolongement du Salon Fantastique, placé cette année sous le signe des légendes abyssales, difficile pour nous d’y résister ! En effet, nous avions déjà baigné toute la journée dans les fonds marins, sur notre stand où nous hébergions les magnifiques créatures en papier mâché réalisées par Lizu (voir ci-dessous).

12788283_707373672737819_315452533_TerOKÀ gauche, la team Mageek est menacée par un calmar complètement ouf.
À droite, petit poisson des abysses avec lanterne intégrée.

… Mais ambiance art déco finalement !

Le descriptif de la soirée précisait : « Cette nouvelle édition se place sous le signe de l’Art déco, dans une ambiance inspirant Gatsby, Rapture ou encore Equilibrium. »

Compte tenu du thème de la soirée, on aurait pu s’attendre à un décor sous-marin, qui inviterait les participants à évoluer entre les hublots, les rivets et les léviathans… Mais la beauté du lieu a tout de même su nous enchanter.

Début XXe siècle, le niveau inférieur servait de salon au Syndicat de l’Épicerie française. Dans ce cadre, on imagine bien les petits patrons indépendants  en réunion, dans la pièce enfumée lorgnant leurs montres à chaînette en argent tout en maugréant contre la pression des grandes enseignes de l’alimentation. D’ailleurs, un unanime et bravache « Un pour tous et tous pour un » est écrit en gros sur la façade et communique l’esprit ouvertement fédérateur du lieu.

Dehors, dans la file d’attente pour entrer, on a d’ailleurs pu admirer les beaux cartouches sculptés aux motifs fleuris et de larges arches qui évoquent les gares de l’époque.

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La salle du théâtre. Une mezzanine permet d’embrasser le rez-de-chaussée du regard et de bien profiter du show, même quand on fait 1m60.

Pour se fondre dans le décor, respecter le dresscode était fortement conseillé. Les possibilités proposées permettaient un éventail de tenues assez large :« rétro futuriste, Belle Époque, costume inspiration fin XIXe, début XXe siècle, années 20, Prohibition, entre-deux-Guerres, steampunk, circus, clockwork, diesel punk, créature marine, pirate sous-marin, savant fou, tenue de soirée, costume et chaussures de ville… ». Tout le monde a d’ailleurs appliqué les consignes, que les costumes aient été achetés ou fabriqués.

Le bar sert des cocktails aux doux noms en rapport avec l’ambiance, mais aussi des crêpes et des assiettes de charcuterie qui paraîtront peut-être trop décalées aux puristes (« Mazette ! Pourquoi ne nous sert-on pas du kraken bouilli ??? »). Il faut en tout cas mentionner les bonnes idées de l’organisation : pour plus d’immersion, certains membres du staff jouent les personnages excentriques. Ainsi, les préposées au vestiaire offrent de décontaminer les arrivants avec une petite piqûre. Un barman volant propose sous le manteau des fioles aux couleurs vives, dont lui-même dit ignorer la composition (a priori c’était bien un barman, aucune de nous n’a expérimenté de visions psychédéliques après l’absorption dudit breuvage…).

Des animations hautes en couleur

La soirée commence doucement, avec un show boylesque, c’est-à-dire un spectacle burlesque réalisé par un homme, l’artiste Aleksei Von Wosylius, grimé de telle façon qu’un masque noir semble recouvrir la moitié de son visage. L’effeuillage se déroule entre deux pluies de roses.

Les animations ne suivent pas à la lettre le programme et il semble que certains artistes manquent à l’appel. Néanmoins on ne s’offusque pas, on a comme promis du burlesque, de la danse orientale et de la musique, avec Mansara dont la voix envoûtante nous accompagnera une partie de la soirée.

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Et que dire du clou du spectacle ? Le boylesque revient, avec l’effeuillage du lapin blanc d’Alice, très pressé de nous montrer sa carotte… On parle bien d’un accessoire, d’une carotte en plastique (ou en peluche ?), hein ! Même si on préfère vous montrer une photo plus sage, avant que les choses sérieuses ne commencent (hé hé) !

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Autre activité d’intérêt, le stand photo d’Alain Warnier qui n’a pas désempli de la soirée. Forcément, on ne s’habille pas comme ça tous les jours, donc autant prendre un peu de temps pour un joli souvenir. On s’est laissées tenter, et voilà ce que ça donne :

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Avec un respirateur à opium bronchodilatateur assemblé suivant les plans secrets du professeur Théophraste Ducolier, la team Mageek a pris la pose, en compagnie d’Anaëlle, la créatrice artiste vitrailliste dont vous pouvez retrouver l’interview dans notre numéro 2.
© Alain Warnier.

Pour visionner les autres photos de l’événement, rendez-vous sur :
http://cawphotos.free.fr/Evenements%202/index.php#folder=Evenements%202016/20000%20Lieues%20Sous%20Paris%202016

Ellia et Lizu

NanoWrimo : enfermées une nuit dans une bibliothèque…

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Le NaNoWriMo : nani ?!

Une partie de l’équipe Mageek a décidé de passer un curieux Halloween et de se livrer à un exercice de création pas comme les autres. Nous avons déjà parlé du NaNoWriMo (National Novel Writing Month) dans un précédent article mais rappelez-vous :

  • 50 000 mots/personne
  • 1 mois
  • Plus de 300 000 auteurs recensés à travers le monde

Oui vous avez bien lu. Il s’agit pour chaque participant d’écrire 50 000 mots en 1 mois (grosso modo 100 à 120 pages Word).

La question la plus courante est POURQUOI ? Pourquoi quelqu’un s’infligerait cela ? Qu’est-ce qu’on y gagne ? La meilleure réponse à la première question est peut-être : PARCE QUE. Parce qu’on peut/veut le faire. Parce que cela permet à un jeune écrivaillon de se faire les dents, d’avancer une histoire qui bloque, parce que c’est drôle de se livrer à ce défi pas comme les autres en compagnie de centaines de milliers de gens partout à travers le monde. Rien à gagner, à part la satisfaction de pouvoir dire… OH MON DIEU JE L’AI FAIT. Ou juste d’avoir avancé ou rencontré des gens très chouettes qui partagent une même passion d’ordinaire plutôt solitaire.

La soirée de lancement

Ce 31 octobre, donc, une partie de l’équipe Mageek s’est rendue à la kick-off. C’est-à-dire à la soirée parisienne pour le lancement du NaNoWriMo ! Ou comment passer une nuit blanche dans une grande bibliothèque à écrire. On vous raconte…

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La Bibliothèque Publique d’Information

Arrivées à la BPI, la bibliothèque du centre Pompidou, et après un passage obligé par les contrôles Vigipirate, nous sommes accueillies par Laure-Isabelle, l’organisatrice. Celle-ci explique à tous les arrivants en quelques minutes comment se déroule la soirée. Nous accusons un léger retard sur le planning, il faut dire que c’est la première fois que cet événement rassemble autant de monde. Le lieu changeant tous les ans, l’organisation demande aussi de l’adaptation à chaque fois. L’an dernier, par exemple, la soirée avait pris place dans les locaux des éditions Bragelonne.

Nous sommes accueillies une seconde fois, en haut des escalators par Cynthia (notre rédactrice, oui c’est bien elle) qui a infiltré le NaNo rend gentiment service en tenue d’Alice au pays des Merveilles version Halloween avec un tablier plein de saaaaaaang (et des petits fours).

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Nous passons par la case « buffet ». La plupart des participants ont amené de quoi se restaurer. Il faut tenir de minuit à sept heures du matin tout de même ! Les victuailles sont mises en commun : on recense de nombreux cakes, quiches et gâteaux et bien sûr toutes sortes de sodas, thé et café pour rester au taquet toute la nuit. Mais pas d’alcool, on n’est pas là pour picoler ! Et puis, dans un lieu aussi studieux que cette bibliothèque, ça paraîtrait inconvenant.

Nous nous retrouvons ensuite tous installés comme une bande d’étudiants en salle d’informatique. Chacun a amené son ordinateur portable. Nous ne voyons aucun carnet autour de nous, mais il faut admettre que ce n’est pas la méthode la plus adaptée au décompte des mots à la fin de l’exercice.

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On notera la présence de Spider-Man et d’un chapeau en forme de… poulet ?

Les animations commencent

L’organisatrice nous explique le principe du bingo de la soirée : chaque participant a donné un indice à propos de ses écrits à l’inscription, il faut maintenant retrouver qui se cache derrière chaque phrase mystérieuse…

Puis, nous avons l’immense honneur d’entendre chanter a capella l’hymne du NaNo sur l’air du générique de Zorro. Avec des paroles incluant « son nom il le signe à la pointe de la plume, d’un N qui veut dire NaNo ». Magique !

Le NaNo a aussi quelques mascottes dont, en France, le minuteur Cocotte et le Gator, que voici en position compromettante (ce qui ne perturbe pas notre rédactrice Lupiot, très studieuse en second plan…).

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Enfin démarre la première word war, cela consiste à taper le plus de mots possible dans un temps donné (on débute à minuit avec une tranche d’une heure).
Puis on nous lit les 3 pitchs (de romans ou autres) qui ont été élus les plus cool de la soirée, parmi ceux des participants. Les gagnants de la word war et du concours de pitchs sont récompensés par des lots.

Mais le but ultime reste le suivant : battre en word war les Norvégiens, une fois additionnés les scores de tous les participants ! Chaque année, la France se choisit un adversaire à sa taille… en 2015, c’est Paris tout seul qui affronte la Norvège tout entière !

Les tranches d’écriture s’enchaînent, entrecoupées par des pauses. Il n’est pas toujours facile de se plier à ce rythme, surtout si l’on est interrompu dans un élan d’inspiration ! Nous avons tout de même réussi à tenir toute la nuit et repartons à l’aube, le compteur de mots plus ou moins explosé, et la tête pleine de nouvelles idées à exploiter…

Ellia et Elena

Liens

Netflix Fest : vers l’infini et au-delà !!

Bienvenue dans la base spatiale !

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Si vous êtes fana de films et de séries, vous avez probablement entendu parler du Netflix Fest qui a pris place du 15 au 19 octobre derniers à Paris. Netflix a tout donné en programmant pas moins de 15 événements où films et séries étaient diffusés selon des thématiques précises.

Du « Festival des séries où les femmes cachent bien leur jeu » au « Festival du film romantique qui va t’aider pour un premier rencard », en passant par le « Festival des meilleurs épisodes de la série qui pue le chat », tout le monde y trouvait son compte. Et, coup de maître, c’était gratuit ! Enfin gratuit pour ceux qui se sont dépêchés de réserver leurs places en ligne, parce qu’elles sont parties à une vitesse phénoménale (d’ailleurs chez Mageek, on vous avoue qu’on a un peu galéré à en choper quelques-unes). Ici, point de diffusion en plein air (c’est so 2014), ou encore de salles de cinéma mornes et tristounettes, Netflix a opté pour l’originalité pour marquer le coup et le moins qu’on puisse dire c’est que ça a marché.

L’équipe de Mageek s’est rendue au « Festival des films et séries qui te donneront envie d’aller vers l’infini et l’au-delà » pour y regarder les deux premiers épisodes de la série Sense8.

La diffusion prend place à l’espace Niemeyer dans le 19e arrondissement, soit dans une base spatiale !! Armés de leurs places imprimées, les gens attendent impatiemment devant l’entrée de découvrir ce que Netflix leur a préparé. Bon point pour Netflix, on nous a déballé le tapis rouge, et nous, on se sent déjà comme des stars. Enfin, l’extase est assez courte puisque dès qu’on entre dans l’espace lui-même, l’ambiance change radicalement. On ne sait pas vraiment si c’est la lumière bleutée ou bien les cosmonautes qui nous mettent la pression… Oui, pas la peine de relire la phrase précédente, tu as bien lu. Ce sont bel et bien des cosmonautes qui accueillaient les visiteurs.

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La salle de projection !

Cet accueil surprenant nous a donné l’impression que nous allions bientôt entrer dans une attraction à sensation, un peu comme Star Tour ou Space Mountain à Disneyland Paris (vous remarquerez qu’on reste dans la thématique de l’espace même niveau coup de pression, bien joué Netflix). Les cosmonautes nous servent notre kit de survie : de la nourriture déshydratée goût Napolitan Ice Cream et une bouteille d’eau, ce que tout astronaute doit avoir pour survivre dans l’espace donc (Netflix, as-tu été en partenariat avec la NASA, dis-nous ??).

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En haut, le packaging de l’étrange nourriture en question.
Et en bas, ce que ça donnait une fois ouvert
(après un petit séjour dans un sac à main, on vous l’accorde…).

On entre ensuite dans la salle, on s’installe, et on croise même les ShowRunners, des YouTubeurs sérivores qu’il faut absolument connaître tant leurs émissions sont bonnes. Le show commence, et deux épisodes de Sense8 plus tard, nous sortons, satisfaites de notre séance de Netflix sur grand écran.

Et ce n’est pas fini ! À la sortie, les cosmonautes nous attendent pour faire une séance photo avec eux, photo que tu pouvais même envoyer à ton adresse mail. Le nôtre, ci-dessous, histoire que vous voyez enfin nos têtes.

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On nous offre également le tote bag Netflix Fest contenant un badge tout doux, ainsi qu’une affiche de l’événement dont nous sortions. Des cadeaux, toujours plus de cadeaux, GG Netflix, tu sais parler à ton public.

Grand bravo à Netflix pour ce joli festival original, innovant, et surprenant, tu nous auras effectivement donné envie d’aller vers l’infini et l’au-delà !

Maintenant, penchons-nous sur Sense8, la série qu’on a pu découvrir (ou re-découvrir pour certaines) à ce festival…

 

Sense8

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Série créée par les Wachowski (les génies derrière Matrix, entre autres) et J. Michael Straczynski, Sense8 a fait parler d’elle dès sa première saison diffusée sur Netflix…

Le show suit 8 personnages à travers le monde, qui se découvrent brutalement la possibilité de communiquer les uns avec les autres, d’éprouver ce que ressentent les autres. Un pouvoir qu’ils devront apprendre à maîtriser, pour faire face à un mystérieux ennemi commun…

Dans le paysage actuel des séries, bien trop foisonnant, il devient difficile de se démarquer et pourtant Sense8 y parvient. Pourquoi ?

Une saison à voir comme un film

De nombreux pilotes sont produits de manière à vendre les épisodes suivants. Ils mettent le paquet dès le départ, en dévoilant le plus possible d’éléments attrayants et représentatifs de ce qui attend le spectateur plus loin dans la série.

Sense8, elle, prend son temps, se construit brique par brique au fil des épisodes. Le visionnage tel que le permet Netflix, c’est-à-dire en enchaînant les épisodes quasiment sans interruption, accentue ce sentiment d’avancer dans un film qui dure une saison (certes, il y a d’autres moyens de « binge watcher » de la sorte… Mais Netflix est quand même bien confortable !).

Les deux premiers épisodes installent doucement les personnages dans leur environnement, livrent des indices sur la dimension fantastique/S.-F. de l’œuvre, et imprègnent déjà le spectateur de cette mise en scène particulière, contemplative et intrusive.

La série mise sur l’empathie. Si les 8 personnages principaux ressentent les émotions partagées au sein de leur cercle, tout est fait pour que le spectateur soit plongé, lui aussi, dans l’intimité des protagonistes. On est bercés par la musique, les sentiments sont criés haut et fort, on nous livre des scènes de sexe et de violence, souvent de façon crue. Le public se retrouve pris, comme un passager clandestin, dans le cercle des 8.

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Les 8 protagonistes

D’ailleurs Netflix aurait pu exploiter cette idée de communication sensorielle pour son festival en proposant des interactions jouant sur le son, les odeurs ou le toucher. Certainement un peu ambitieux pour une série et un festival qui démarrent, cependant.

Critiques justifiées : une série de clichés ?

À l’image de son générique (une compilation de « scènes de cartes postales », assortie d’une musique qui se veut mystique et troublante), la série est-elle une suite de lieux communs, assaisonnée de paranormal ?

Les personnages présentés paraissent, à première vue, des clichés associés à leur milieu culturel ou leur pays d’origine. Par exemple : une Asiatique prodige en arts martiaux, une Indienne tiraillée entre modernité et tradition, un flic américain un peu justicier sur les bords, un Mexicain viril qui cache son homosexualité, etc.

Et alors ? Ils sont attachants. Leurs mésaventures personnelles débordent sur l’intrigue de science-fiction. Cela aurait pu être dérangeant, mais non, on apprécie de suivre leur évolution, leur combat (car chacun est aux prises avec ses démons, parallèlement à la découverte de son étrange « pouvoir »).

Des choix militants ?

La série assume totalement de mettre en avant des sexualités peu représentées : couples homosexuels, transsexualité.

La présence de Lana Wachowski (trans MtF) à la création porte à croire qu’il ne s’agit pas de choquer des spectateurs peu habitués pour faire le buzz, mais que ce choix est bien une démarche militante. Que l’on ne peut que saluer !
Le choix de donner de la visibilité à des acteurs de nationalités diverses est également rafraîchissant.

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Lana Wachowski
Photo par Astrid Stawiarz/Getty Images pour The New Yorker.


Sora et Ellia

Manoir, mon beau manoir

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Quoi de mieux qu’un vendredi 13 au soir, pour se donner des sueurs froides ?

C’est accompagné de deux filles et de deux garçons que je décide de prendre mon courage à deux mains et d’aller me confronter à l’une de mes peurs les plus profondes : le noir. Celui qui hante vos cauchemars, l’obscurité dans la cave de votre grand-père ; grand-père qui vous demandait d’y aller chercher le Viennetta parfum chocolat pistache dans le congélateur. « Mais Papi, il y a le clown en bas qui m’attend avec un ballon ».
« Mais non c’est dans ta tête, voyons » me répondait-il en souriant, comme s’il était complice de ce qui allait se passer. Vous voyez de quelle angoisse je veux parler ?

J’ai donc la merveilleuse idée ce jour-là d’aller au Manoir de Paris. Ce lieu si méconnu de la capitale est une maison hantée grandeur nature. À l’intérieur, une trentaine de comédiens plus flippants les uns que les autres, vous font revivre les légendes urbaines de Paris dans un bâtiment classé monument historique. Mais pour ce soir si particulier baptisée la Dark Night, les bougies s’éteignent et vous n’avez le droit qu’à un bâton lumineux façon sabre de Luke Skywalker, pour vous éclairer dans les 1000 m2 de surface hantée.

Et là vous l’entendez, tapi dans l’ombre, ce bruit de respiration forte, tchhhhhhhh, tchhhhhhhh, c’est lui, Papaaaaaaaaa. Ah non, ce n’est qu’un individu avec un masque de clown fort sympathique. Ça vaaaaaaaaaa. Puis la lumière diminue encore plus et vous sentez que l’on vous attrape les pieds. « Non, ne me laissez pas seule derrière », crie une de mes amies.

Le problème, c’est que le danger surgit de nulle part dans ces dédales couverts d’une épaisse fumée. « Je veux ma maman » dit alors une voix d’enfant qui vous rappelle à quel point la marmaille peut être terrifiante façon Les Autres avec Nicole Kidman. « A droite », « Non c’est à gauche », « Mais non c’est à droite je te dis AAAAAAAAAAAAH » quand tout à coup l’un de vos amis se fait capturer par un être sans peur et sans vergogne. « Tu ne doiiiiiiiis pas toucher les acteeeeeeeeuuuuuuuurs !!!! » hurle la voix qui s’empare de notre acolyte dans les bas-fonds de la maison.

« Maaaaaaaaauuuuud. Tu es toujours vivante ? ». « Oui tout va bien », entend-on de loin. Culminant à 1m50, c’est celle d’entre nous qui a eu le moins peur durant cette expérience. Comme dit le proverbe, la taille ne fait souvent rien à l’affaire.

Alors je ne vous cache pas, qu’entre mon bras qui était lacéré par mes amis et moi-même qui lacérait le bras de mes amis, difficile de se rappeler exactement du parcours dans ce labyrinthe de Pan. Vous perdrez en tout cas cinq kilos de flotte, à force de transpirer de peur.

Pour ceux que cela tenterait, comptez 25 euros la place et 20 pour les moins de 16 ans. Ouvert chaque semaine, du vendredi de 18 à 22 heures, samedi dimanche de 15 heures à 19 heures.

Le Manoir de Paris, 18 rue du Paradis, 75010 Paris. Metro ligne 7 Cadet ou Poissonnière.

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Crédits photos : © Le Manoir de Paris / Frédéric RIVOIRE

« Bienvenue sur Internet » ou comment débarquer dans le clip des 4 ans de Salut les Geeks

Si tu t’es hasardé à cliquer sur cet article, toi, derrière ton écran, c’est que forcément tu connais l’émission Salut les Geeks présentée par Mathieu Sommet, je me trompe ? On se tape des bonnes barres en regardant ses vidéos, hein ?

Pour ceux et celles qui ne connaissent pas cette webchronique (oui, il y en a, on ne les juge pas), eh bien le concept est simple. Mathieu Sommet se charge de commenter des vidéos virales qu’il trouve sur le net, le tout avec beaucoup d’humour. En bref, il fait de la review de vidéos de façon satirique.
Il est le premier youtuber à reprendre sur la toile française le concept mis en place par le vidéaste américain Ray William Johnson avec son émission Equals Three.

Tout le charme de l’émission repose bien évidemment sur le jeu d’acteur de Mathieu Sommet, car, il présente ses vidéos non pas seul, mais accompagné de quatre autres personnages qu’il incarne à tour de rôle.

Le Hippie : pacifiste, planant H24 sous on ne sait quelle substance illégale
Le Geek : petit garçon constamment persécuté par les autres personnages (c’est mon chouchou <3)
Le Patron : une espèce de pervers absolument immonde, mais ô combien génial
Maître Panda : auteur de « l’instant panda » qui clôt chaque épisode de SLG, en chanson

Aujourd’hui c’est plus de 1 200 000 personnes qui suivent Mathieu Sommet sur sa chaîne Youtube, et on les comprend. SLG c’est 92 épisodes de pure marrade, et ça fait 4 ans que ça dure. Une véritable prouesse!
Vous vous rendez compte ? 92 épisodes dans un format relativement conservé et toujours autant de succès ? Il faut dire, Mathieu Sommet fait bien attention à ce que son émission ne s’essouffle pas, et à l’améliorer d’épisode en épisode, que ce soit sur la qualité, ou sur le contenu, avec des sujets plus matures et plus réfléchis. Et ça marche!

Comme tu l’as lu plus haut, SLG c’est 4 ans d’amour et de rires, et comme la tradition de l’émission l’exige, pour fêter l’anniversaire, le 11 mars, Mathieu Sommet a écrit une chanson, et a offert un clip à ses abonnés. Clip que voici :

Et cette année, coup de maître, Mathieu a décidé de faire participer une vingtaine de ses fans à sa vidéo. Hais-moi, j’en fais partie.
Allez, je te raconte un peu ma journée du 10 mars dernier, ouvre grand tes mirettes, sers-toi un coca, prends des gâteaux et pose-toi.

COMMENT JE SUIS ARRIVÉE LÀ ?

Lundi 9 mars, je suis en cours de « droit de la nationalité française »… Enfin non, je suis sur facebook pour être honnête, parce que ce cours est TOUT sauf passionnant. Bref. Je suis sur facebook lorsque je vois un post de la page Salut les Geeks poper sur mon fil d’actualité. Post ci-dessous :

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Je me dis que sa démarche est trop cool. Ce n’est pas tous les youtubers qui invitent des fans à participer à l’une de leurs vidéos. Je suis vraiment tentée d’envoyer un mail, mais il a publié ce post il y a une demi-heure, il a dû recevoir plusieurs centaines de mails (au moins), jamais je n’aurai la chance d’être prise.
Et, de toi à moi, j’hésite aussi. Il faut pouvoir assumer un passage dans SLG… Une vidéo de l’émission c’est en moyenne 1 000 000 de vues. Mon faciès vu 1 000 000 fois… argh, je ne sais pas si j’en suis capable.
Mais, au final, je me dis qu’on ne vit qu’une fois alors histoire de ne pas regretter, j’envoie un mail complètement à l’arrache, sans grand espoir d’être retenue. *YOLO MODE:ON*

Mail que voici :

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Oui, j’ai bien signé par « Du Love et des poils de chats ».

Après deux heures sans nouvelles, je me dis que c’est mort. Pas de regret, au moins j’aurais essayé. C’est quand j’abandonne tout espoir d’être sélectionnée que je reçois un mail de « Mathieu LOL » (enfin ça s’est affiché comme ça sur mon portable hein) dont voici le début :

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Je stoppe net devant mon écran. Je relis au moins 5 fois le mail pour bien imprimer le contenu. Je réalise enfin, et je retiens un cri de joie. J’ai été sélectionnée !
Faut croire que Mathieu kiffe les poils de chat et le love.


Apparemment

LE TOURNAGE

J’arrive un quart d’heure à l’avance au lieu de rendez-vous indiqué dans le mail. Il s’agit d’un bar-concert, dans le XXe arrondissement, un petit groupe de personnes est déjà présent et parmi elles… Mathieu Sommet ! Ça fait tellement bizarre de le voir en face à face, et pas encadré par une page youtube. C’est irréel tant c’est réel (ouais, tu m’as comprise).

J’espère juste qu’il est aussi sympa que dans ses vidéos, et dans les quelques interviews que j’ai vues de lui, et bonne surprise (enfin « surprise », je m’y attendais, hein), il est aussi cool qu’il le laisse entr’apercevoir sur la toile. Il fait bien attention à nous saluer tous, et, summum de la coolitude, il a même acheté de la bouffe et des boissons pour qu’on tienne le coup. Des chips, des bonbons, du soda…. On dirait une boom comme quand j’avais 13 ans.

Au début, la vingtaine de figurants qui a été choisie n’ose pas trop prendre ses marques, on est tous un peu intimidés par la situation. En voyant le staff s’activer à tout installer autour de nous, on prend conscience qu’on est là, certes pour rigoler, mais avant toutes choses, pour aider Mathieu à faire la vidéo la plus épique qu’il soit.
Rapidement, on se détend et on commence à faire tous connaissance. On vient de tous milieux : un danseur classique, une nana qui fait du design, un mec qui cherche du boulot, un comédien, une étudiante en droit, une autre en stylisme… Bizarrement, tous ensemble on passe bien, que ce soit dans le feeling, ou encore dans nos looks.

L’ambiance est bon enfant, je m’éclate. Mathieu est super drôle, son équipe grave sympa. Mais ce qui m’impressionne le plus, ce n’est pas d’être en face de Mathieu Sommet ou encore de tourner une vidéo de SLG. Non, ce que j’admire vraiment c’est le professionnalisme de tous. Quand on voit tout le travail et le matériel que demande une de ses vidéos, on prend réellement conscience de la dimension professionnelle de l’émission. Et ça, posé derrière son écran, on ne s’en rend pas forcément compte.
SLG ce n’est pas juste un mec devant une caméra tout seul à faire le con pour faire rire son public, non ! Une vidéo c’est d’abord écrit, pensé, cadré, la lumière bien orientée, les (oui « les ») caméras parées, une équipe douée et qui sait ce qu’elle fait.


Si. Il est carrément pro, ce garçon.

Alexis, le partenaire de Mathieu Sommet sur SLG au niveau du son, est un guitariste de talent. La musique de Bienvenue sur Internet , c’est lui qui l’a écrite de A à Z. Et lorsqu’on ne tourne pas, il joue de la gratte comme ça, tranquillement, et, QU’EST-CE QU’IL EST DOUÉ. D’ailleurs, il a un groupe : Lloyd project, et je vous recommande vivement d’en faire profiter vos oreilles.

Mathieu enchaîne les prises, et le voir passer d’un personnage à un autre, juste en enfilant un costume, c’est surréel. C’est en le voyant en action qu’on se rend compte vraiment de ses talents de comédien.

Ce qui est fascinant aussi, c’est la passion qui l’anime. Pendant tout l’après-midi du tournage, il se donne à 400 %, et même si au fil des heures, on voit que la fatigue prend de plus en plus le dessus, il ne lâche pas. Faut dire, on sent qu’il aime ce qu’il fait, on ne peut que se sentir boostés et motivés.

LE PLAN ÉPIQUE

Mathieu nous avait demandé dans son mail de sélection d’apporter des lunettes de soleil pour un plan spécial avec le patron. Jusque-là rien de bien méchant. Par contre, quand il nous a expliqué son idée de faire une horde de nanas entourant le patron tandis que lui tenait en otage un mec, menotté, je me suis dit : « What ? »

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Je ne peux pas vous dire combien c’est perturbant de devoir toucher Mathieu Sommet tout en le regardant comme si je voulais en faire mon 4h. C’EST SUPER GÊNANT, VRAIMENT. Et je pense que les autres filles qui ont tourné la scène seront unanimes sur la question. Mais aussi sur le fait que c’était très très drôle.

L’APRÈS TOURNAGE

Une fois que toutes les prises ont été enregistrées et jugées bonnes, Mathieu se permet de souffler. On voit qu’il est crevé, mais il tient à ce que tous les figurants aient leurs autographes et leurs petites photos avec lui. Quand je me fais photographier, je le préviens que je fais une grimace, il en fait une aussi du coup. Et quand il me demande mon prénom, je lui épelle, le taquinant en disant qu’il peut désormais arrêter les vidéos et se reconvertir en barista chez Starbucks. Il rigole à ma blague nulle : il est vraiment trop cool (ou très fatigué parce que ma blague était vraiment naze).

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#lafatiguesurnosvisages #mescheveux #cettequalitédefolie #quandjefaisdesgrimacesjenerigolepas

Il nous remercie tous un à un d’avoir participé aux 4 ans, et nous on le remercie encore de nous avoir sélectionnés. Certains ont l’espoir (pas si) secret d’aller boire une bière avec lui mais, bon, franchement rien qu’à voir sa tête, je me doute qu’il a juste envie de rentrer chez lui, et de se faire offrir une ronron thérapie par Wifi, son chat d’amour.
On ne peut pas lui en vouloir, et on peut le comprendre parce que, mine de rien, on se sent tous un peu crevés. Tourner c’est épuisant, en tant que figurant, alors pour lui, ça devait être carrément éreintant.

Tandis que certains figurants sont restés ensemble pour aller boire un coup, j’ai fait la bise à tous ceux qui n’étaient pas encore partis et je me suis doucement éloignée pour rentrer tranquillement chez moi, obligations obligent.
Je crois que je n’ai pas vraiment réalisé ce qui s’était passé jusqu’à ce que Mathieu poste cette photo sur sa page facebook et son twitter.

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On ne voit que mes cheveux (de toutes manières, on les voit toujours plus que moi, surtout dans le clip d’ailleurs), mais C’EST MON CRÂNE QU’ON VOIT. LE MIEN. AHAHA. C’ÉTAIT REAL, IT HAPPENED.

LE MOT DE LA FIN

J’ai eu tellement de chance que je n’en reviens pas. Je suis tellement respectueuse de ce que fait Mathieu Sommet avec Salut les Geeks, que ce soit niveau création, technique et contenu, que je suis encore abasourdie d’avoir participé au tournage du clip de ses quatre ans. C’était tout simplement incroyable d’être plongée dans cet univers que j’aime tant, et d’en faire partie le temps d’une vidéo. J’ai rencontré des gens trop sympas, et c’était trop cool tout simplement. J’ai encore des étoiles plein les yeux, et de l’amour plein le cœur.

Merci à Mathieu, à toute son équipe, et aux autres figurants pour ces jolis souvenirs.
Longue vie à SLG, et gloire au panda !

Love et poils de chat.

Sora