Chappie Chapo !

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Chappie de Neill Blomkamp
Note : 6/10

Sorti le 4 mars dernier, Chappie se déroule en Afrique du Sud, dans un futur proche. Problème, la violence y est telle que les agents de police sont aidés par des policiers robots, baptisés les Scouts et conçus par Deon Wilson (Dev Patel, alias le gentil Indien dans Slumdog Millionaire). En face, Vincent Moore (Wolverine, euh pardon, Hugh Jackman) campe le méchant. Ingénieur lui aussi, il a la rage que son gros robot tout moche n’ait pas été retenu par la société, qui en construit pour l’État.

Deon qui en a marre de la violence engendrée par les Scouts, décide d’en récupérer un. Son but : lui bidouiller le cerveau pour lui faire ressentir des émotions et qu’il devienne tout mignon, « Gouzi Gouzi » style. C’est Chappie.

J’aime/ J’aime pas. Mageek fait le bilan.


J’aime :

Le robot

Ne vous y trompez pas, LE point fort de Chappie, … ben c’est Chappie lui-même. Il faut dire qu’après Les Nouveaux Héros de Disney, la ferraille a la cote sur les grands écrans. Ce qui fonctionne bien dans le film, c’est la façon dont Chappie s’adapte à notre monde. Alors que son créateur veut le rendre tout mignon, les racailles croisées par Chappie vont lui apprendre le comportement de base d’un gangsta de Pretoria. « Hey mother fucker », « Bitch » et autre noms d’oiseaux dans sa bouche font mouche. La salle est hilare.

Le casting

Chappie c’est avant tout un casting qui claque. Dev Patel, en ingénieur, maladroit, célibataire (il y a qu’à voir le bordel dans son appart, on dirait le mien en mieux rangé) et passionné de robot, est touchant.

Hugh Jackman n’a en revanche rien de sexy durant deux heures et arbore une coupe « Jacky queue de rat » des nineties du camping de Palavas les flots. AOUUUUUUH. C’est peut-être pour cela qu’il passe bien en méchant et qu’après le très bon Prisoners, Hugh, s’avère meilleur acteur que son homonyme british, au sourire bright, qui fait tourner la tête de Bridget Jones.

Enfin Sigourney is back. Après Alien et Avatar, Mamie Weaver envoie un high kick dans la face de ceux qui considèrent Meryl Streep comme la seule sexa sexy encore crédible au cinéma. Mention spéciale également aux deux racailles, Yolandi Visser, mélange de Lady Gaga et de Bjork et son acolyte Watkin Tudor Jones, parfait en idiot des bidonvilles.

La patte stylistique

Enfin, s’il y a une chose qu’on ne peut pas reprocher à Neill Blomkamp, 35 ans seulement au compteur, c’est l’univers qu’il parvient à créer dans ses longs métrages. Entre reportage et film d’action, Chappie fait très réaliste et détonne dans le monde aseptisé du cinéma hollywoodien. C’est l’anti-Transformers par excellence, avec de très bons effets spéciaux mais Megan Fox en moins. OOOOOOH !

J’aime pas :

Le scénario

Bon après ce concert de louanges, il est vrai que Chappie n’est pas non plus à ranger à côté des Terminator I et II de Cameron. Le scénar est très classique, voire déjà vu. On voit un peu tout venir à 50 km à la ronde. Deon Wilson c’est le gentil, Patrick Moore c’est le méchant, et il va lui faire à l’envers, ça se voit gros comme une maison. C’est mignon mais beaucoup moins prenant que District 9, le premier long métrage de Neill Blomkamp. On aurait pu rebaptiser le film « Choupie ».

Le rythme

Quand vous regardez votre montre dans une salle de cinéma, en général, ce n’est jamais très bon signe. Et là cela n’a pas loupé me concernant. Le film est très long ou mal monté (à l’inverse de Hugh malgré ses cheveux gras fiouuuu fiouuuu) et les scènes d’action décevantes. Je m’attendais à un combat épique entre l’Original (le droïde méchant) et Chappie. Attention petit SPOILER Durée de l’affrontement : 5 minutes, douche comprise.

Un bon divertissement pour un dimanche après-midi qui ne fera pas oublier les classiques du genre. Aficionados de Terminator s’abstenir.

Fab