Découvrez Alys, chanteuse virtuelle à la française

Rencontrée à Japan Expo cet été, Axelle Adnet est avant tout chanteuse, sous le sobriquet de TBK. Elle se produit sur scène ou sur YouTube, mais pas seulement, puisqu’elle gère entre autres l’immense projet VoxWave,  qui développe des chanteuses virtuelles francophones.

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Leur première artiste s’appelle Alys. Bilingue franco-japonaise, son allure très manga se déclinait sur des flyers que nous avons récupérés dès notre arrivée à Japan Expo.

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Venue à notre rencontre sur notre stand, Axelle nous met tout d’abord en garde. Alys n’est pas une chanteuse Vocaloid. En effet, impossible pour elle de se réclamer de ce titre, l’appellation Vocaloid étant réservée à un logiciel licencié exclusivement par Yamaha, qui génère notamment la célèbre Hatsune Miku.

Artiste virtuelle, âme humaine

Alys, quant à elle, tourne avec le logiciel Alter/Ego, dont une version d’essai gratuite est disponible sur le site de VoxWave. Ce programme musical est développé par Plogue, une société Québécoise avec laquelle VoxWave a conclu un partenariat. La voix d’Alys prend toutefois sa source dans celle de l’artiste française Poucet, tout à fait humaine pour le coup.

Le rôle de l’équipe de VoxWave a été de développer la bande vocale d’Alys pour qu’elle puisse s’intégrer dans Alter/Ego. Axelle nous précise que son interface était beaucoup plus accessible pour un public occidental, contrairement au Vocaloid de Yamaha qui reste restreint à un public japonais, qui reste crypté d’une façon spécifique, bien au-delà de la simple traduction.

Un univers collaboratif

« Pour Alys, on travaille énormément le personnage. On essaie d’en faire une figure de grande sœur. Mais sa particularité est que son univers est « crowd-sourcé ». C’est-à-dire qu’il est alimenté par une communauté gravitant autour d’elle, dont chaque membre apporte sa pierre à l’édifice. »

La première étape du développement  c’était l’appel à contributions pour le design de la chanteuse, qui a suscité plus de 430 participations. C’est finalement l’artiste Saphirya qui a déterminé sous quels traits apparaîtrait Alys.

Pour développer l’univers autour de la chanteuse virtuelle, le studio a travaillé aussi bien avec des compositeurs que des artistes, mais aussi des animateurs vidéo ou paroliers. Alors fédérés en équipes par le studio, ils ont pu travailler ensemble sur des projets communs. Et le résultat est là, abouti, et assez impressionnant. Comme ces clips, disponibles sur Youtube :

Bientôt un concert live

Mais le gros évènement qui attend Alys très prochainement, c’est le concert au Trianon qui se tiendra dans cette salle mythique ce 17 décembre.

Axelle se réjouit de pouvoir produire Alys dans cette salle, à l’abri de toutes les contraintes inhérentes à une expérience salon de type Japan Expo.

Parler d’un concert en vraie projection holographique serait un abus de langage, précise Axelle. Même si l’équipe de VoxWave s’échine à préparer un vrai show varié et épique, où les performances technologiques seront au rendez-vous. Le but toutefois est de créer la présence d’Alys sur scène et qu’elle puisse interagir au maximum avec le public, mais également avec les musiciens présents sur scène.

Bientôt, la famille d’Alys s’agrandira avec la venue de Leora, personnage sulfureux et rebelle, donc la voix sera générée par Axelle elle-même.

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Constantin Berthelier

Le Tribal Geek Festival : quand la danse devient geek

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Le Tribal Geek Festival est né de l’imagination de deux artistes de danses orientales et tribales, Clélia et Louna.
Leur amour pour la culture geek leur a donné l’envie de créer un festival atypique avec, entre autres, un spectacle où les elfes côtoient les zombies et le Docteur ainsi que des ateliers de danse, de maquillage, de jeu de rôle…
Mageek a pu les interviewer et obtenir un avant-goût de ce qui attendra le public les 11, 12 et 13 novembre prochains…

 Clélia, à gauche, et Louna, à droite, ont répondu à toutes nos questions.

Mageek : Bonjour Louna et Clélia !
Comment vous est venue l’idée du Tribal Geek Festival ?

Nous sommes toutes les deux danseuses, professeurs et chorégraphes spécialisées en danses orientales et tribales sur Paris et sa région. L’idée est venue de Clélia qui souhaitait lier ses deux passions : la danse et la culture geek. Il y a plus d’un an, elle a proposé à Louna, qui elle aussi est fan de culture japonaise, de la rejoindre sur ce projet.

Pouvez-vous présenter le festival ?

Le festival se déroulera sur trois jours : les 11, 12 et 13 novembre. Durant ces trois jours, il y aura vingt-deux heures de stages de danse qui s’adressent aux personnes déjà initiées à la danse tribale et/ou orientale, la danse tribal fusion étant une variante moderne de la danse orientale qui met l’accent sur les contractions et les isolations de différentes parties du corps, comme en hip-hop.

Pour ceux qui ne pratiquent pas la danse, il y aura également deux ateliers maquillage (féerique et zombie), un atelier création d’accessoire (ceinture, headband, etc.) et deux initiations au jeu de rôle.

Durant les trois jours, sur le lieu des stages, des vendeurs tiendront des stands de vente de bijoux, costumes, accessoires, etc. de danse tribale.

Le samedi 12 novembre, à 19 h 30, aura lieu un spectacle de danse avec différents artistes de renommée internationale. On débutera par un pré-show feu et danse devant l’entrée du théâtre, puis le spectacle d’une durée de deux heures environ commencera à 20 h 30.

Le dimanche 13 novembre à 20 h, nous organisons également une scène ouverte aux danseurs amateurs souhaitant présenter une création en rapport avec le thème du festival. Le but étant de clôturer l’événement de manière conviviale.

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Petit aperçu des danseurs/personnages que l’on pourra admirer sur scène.

Qu’est-ce qui fait que la danse tribale/orientale et les univers geeks se marient bien, selon vous ?

La danse tribal fusion porte bien son nom car elle « fusionne » différents styles de danses comme l’orientale, bien sûr, mais aussi le hip-hop, les danses tsiganes, indiennes, flamencas ou encore le modern jazz ou la danse contemporaine. Les choix de costumes et de musiques sont très éclectiques et offrent ainsi une grande place à l’imagination et à l’interprétation de différents univers tels que ceux issus de notre culture populaire.

Comment avez-vous choisi les artistes, écrit les spectacles ?

Nous avons choisi certains artistes par affinités, mais surtout parce que nous aimons leur travail, leur technique et ce qu’ils dégagent sur scène. Tous ceux que nous avons contactés étaient contents de participer à ce projet et de jouer le jeu d’incarner un personnage ou un univers dont ils ne sont pas forcément familiers, et certains d’entre eux aussi geeks que nous ont même été force de propositions.

Le spectacle a surtout été écrit par Clélia et son mari Julien. Il a demandé beaucoup de réflexion et ce fut parfois un vrai casse-tête pour calculer les temps de changements de costume et de maquillage, certains artistes faisant plusieurs passages, tout en gardant une cohérence dans l’enchaînement des différents tableaux.

Comment se passeront les stages de danse proposés ?

Un stage de danse dure deux heures et ils sont répartis sur les trois jours du festival, à la Juste Debout School dans le 20e. Ils sont accessibles aux personnes pratiquant déjà les danses orientales ou tribales. Il y en a pour tous les goûts, aussi bien dans les thèmes proposés que dans le choix des intervenants.

Et enfin, quelles sont vos œuvres geeks préférées ?

Louna : Princesse Mononoke, Nana, Sailor Moon, Tomb Raider, Zelda, Game of Thrones, Star Wars (IV, V, VI et VII)…

Clélia : La trilogie Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, Game of Thrones, Misfits, Matrix (le premier bien sûr), le manga Berserk, les B.D. Elfes, Sláine, Arawn et Le Donjon de Naheulbeuk, le jeu vidéo Fable (les 2 et 3), Le Voyage de Chihiro, mais aussi des œuvres plus anciennes comme L’Histoire sans Fin, Willow, et tellement d’autres encore 🙂

Propos recueillis par Célia

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Pour plus d’informations :

Tribal Geek Festival
11, 12 et 13 novembre
MPAA / Saint-Germain
4 rue Félibien, 75006 Paris
Métro Mabillon ou Odéon
http://www.tribalgeekfestival.com

​ « Dans l’Antre du Côté Obscur »

Et si les artistes qui nourrissent l’univers geek se rassemblaient dans une antre démoniaque afin d’exposer leurs œuvres d’art les plus obscures ?

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Les créations artistiques inspirées directement des univers geeks ont été trop souvent cantonnées aux conventions et aux salons. Avec l’ouverture du Musée Art Ludique en 2013 et avec le succès populaire d’artistes comme www.sachagoldberger.com avec ses portraits de super-héros à la façon des peintres hollandais du XVe siècle, le territoire des créations artistiques geeks s’étend et peut enfin s’exprimer à la mesure de son ambition.

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Rubiant, Xenophobia

Dans l’Antre du Côté Obscur est l’exposition d’art geek de cette rentrée 2016 à ne pas manquer ! Mettant en avant les plus grands méchants de la pop culture, elle a pour ambition de présenter le geek-art comme de l’art contemporain à part entière.

26 artistes ont répondu à l’appel et vous proposent leurs interprétations de leurs méchants favoris.

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Edouard Noisette, The Shrike Appaers

Organisée par l’association Les Curieuses Expositions, Dans l’Antre du Côté Obscur sera pour vous l’occasion de vous rassembler autour d’une thématique commune, de trinquer avec Cersei Lannister, de discuter avec Gollum ou de danser avec le Joker sous l’œil inquisiteur de GlaDOS.

La liste des artistes qui exposeront dont certains qui seront présents à la soirée de vernissage : Andry Shango Rajoelina,Anna Karen, Arian Noveir,Audrey Molinatti, Aurélien Georges, Azmar, Babs art, Boris Lechaftois, Bryan Blase, Cherry Louvi Bomb, Desidero, Édouard Noisette, I am Glad, Jeremy Brunet, Kanthésis, Laura Brenner, Laurent Lagarde, Le petit monde tentaculesque d’Émilie, Monsieur Garcin, Orioto,Oskunk, Pols, Quibe, Romain Dorez, Rubiant, Simon Delart, Sinath…

DERNIER BAR AVANT LA FIN DU MONDE, 19 AV. VICTORIA, 75001 PARIS

Geek Days : un nouveau salon à Lille

Un petit article, pour annoncer notre partenariat avec le salon Geek Days !
Nous ne serons pas présentes sur cet événement, mais nous nous rattrapons en vous proposant un concours organisé avec Geek Days, où vous pourrez gagner des exemplaires de Mageek. Donc restez attentifs à leurs publications et aux nôtres sur Facebook…
Et sinon, pour ceux qui ne connaîtraient pas ce tout nouveau salon, une présentation s’impose.

GEEKDAYS

Lille, 10e plus grosse métropole de France n’avait pas encore son salon du manga, des comics et des jeux vidéo ! Mais c’est désormais chose faite avec la première édition des Geek Days, qui se déroulera du 23 au 24 avril 2016.

Le festival proposera, entre autres :

  • une exposition Star Wars,
  • un concours cosplay,
  • le village Play It Festival (LAN, expo rétrogaming, ateliers paper toy,
    customisation de consoles, etc.),
  • des rencontres avec des champions du jeu vidéo (Norman « GEN1US » Chatrier, Spank, Dina),
  • la présence de YouTubeurs locaux (Siphano, Blondie, Luccaas Tv, Adrigeek…)
  • les dédicaces d’une partie de l’équipe de Noob

Que dire de plus, sinon que ça a l’air sympa ? Les premières éditions d’une convention, quand elles sont organisées correctement, se révèlent plutôt agréables : il n’y a pas trop de monde et on a accès plus facilement aux animations.

Infos pratiques

GEEK DAYS
23 et 24 avril 2016 de 10h à 19h
Lille Grand Palais
1 Boulevard des Cités Unies 59000 Lille

PASS 1 JOUR EN PRÉVENTE : 10 €
PASS 2 JOURS EN PREVENTE : 16 €
PASS 1 JOUR SUR PLACE : 9 €
PASS 2 JOURS SUR PLACE : 15 €
Gratuit pour les moins de 8 ans

Pour en savoir plus : http://geek-days.com/

Le Puy, c’est fou !!!

Armé d’une épée, de lances, et surtout de bravoure, le super reporter de Mageek a été se friter avec les barbares, à une heure de vol d’oiseau de Nantes, au Puy du Fou. Il y a croisé des pélicans, Merlin l’Enchanteur, d’Artagnan, Jeanne d’Arc et surtout Jésus. Explications…

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Tu feras attention Gérard, il y a un lion derrière toi…

En cette période de vacances d’été, je voulais prendre mon pied dans un parc d’attractions. Sûrement mon côté enfantin qui ressort à l’approche de mes trente printemps. Mais c’était décidé : pas d’Obélix ni de Mickey cette année. Sayonara les touristes japonais et les ados en mal de sensations fortes.

Car, autant vous prévenir tout de suite, amateurs de grand huit ou autres trains fantômes, passez votre chemin (de traverse). Au Puy du Fou le, ou plutôt les spectacles, sont au rendez-vous. Au Coliseum, vous revivrez façon Gladiator, (« Je suis Maximus Decimus Caius Bonus, et j’aurai ma vengeance, dans ce monde ou ailleurs… ») le combat épique d’un centurion héroïque face à toute une légion romaine. Tigres, course de chevaux, hémoglobine… Un cocktail encore plus corsé que le Dry Martini d’un certain 007.

Pour les fans de Thor et de groupes de métal suédois aux cheveux à la propreté plus que douteuse, les vikings sont également à l’honneur. Le tout dans une prairie tolkienienne. Alors, au moment où un drakkar débarque de nulle part pour bastonner du Franc, la bataille fait rage et on en redemande. Manque plus que la musique façon Seigneur des Anneaux pour nous achever. Du sang ! Du sang ! Ah non, j’oubliais, il y a de la marmaille autour de moi. Et même beaucoup. C’est important de le savoir.

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Dracarys sur le drakkar !

Des gosses qui sont impressionnés, comme la plupart des spectateurs, lors de la parade des oiseaux. Pélican, aigles, faucons qui, pour certains d’entre eux, passent à quelques centimètres de vos cheveux. Brushing ou autres permanentes, s’abstenir. Le final est encore plus à couper le souffle. Du jamais vu…

Kaamelott mais sans Alexandre Astier, les tranchées de Verdun mais sans le maréchal, Jeanne d’Arc, toutes sortes de figures historiques sont représentées. Sans oublier les mousquetaires, dans un magnifique théâtre : une véritable scène de film qui se déroule sous nos yeux écarquillés. Ça donnerait envie de revoir Le Bossu avec Lagardère (pas Arnaud), alias Daniel Auteuil. « Tching, Tching, tu n’es qu’un vil chenapan. Prends ça freluquet ». Digne des plus grandes scènes de Broadway.

Le petit point noir pour le mécréant que je suis, est que la figure divine est assez présente tout au long des spectacles. Les célèbres voix qu’entend Jeanne, le curé des Vikings… Une coïncidence si de Villiers est aux manettes du Parc ? Attention ne dites pas de mal de lui, sur ses terres. Les regards fuseront telles les flèches de Robin des bois. Qui, lui, pour le coup n’est pas à l’honneur dans le parc. #EverythingIdoIdoitforyou

Si vous vous y prenez très à l’avance (genre six mois), vous pourrez terminer la journée en beauté avec la cinéscénie. Ou quand des milliers de personnes effectuent un ballet sous vos yeux, la nuit tombée. Une véritable cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques.

https://www.youtube.com/watch?v=IgOYMTWjF8w

Le Puy du Fou a été élu en 2012 plus beau parc du monde par un jury américain et parc préféré des Français selon l’IFOP en 2014.

Tarif : 30 euros, une journée, 44 euros les deux jours.

Plus d’infos sur http://www.puydufou.com/fr/

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On y était : Master class Shigeru Miyamoto à Japan Expo

C’est le 3 juillet dernier que Japan Expo recevait Shigeru Miyamoto, le génie créateur de Super Mario et Zelda, dans une master class en présence de 12 000 personnes. Il s’est passé un truc, et Mageek vous dit quoi.

Shigeru Miyamoto, créateur de Mario, et Grégoire Hellot, traducteur et directeur de collection chez Kurokawa. - J. Metreau / 20 Minutes

Shigeru Miyamoto, créateur de Mario, et Grégoire Hellot, traducteur et directeur de collection chez Kurokawa. – J. Metreau / 20 Minutes

Le moment était historique, comme l’ont abondamment rappelé les organisateurs de Japan Expo, épaulés par Bertrand Amar en maître de cérémonie et Grégoire Hellot à la traduction, qui recevaient en grande pompe Miyamoto Shigeru dans le plus grand hall du parc des expositions de Villepinte. Il faut dire que c’était la première fois ever que Shigeru-san s’exprimait devant un public de fans. On peut donc comprendre l’émotion nerveuse qui a pris les deux créateurs de Japan Expo arrivant sur scène pour annoncer leur invité. Un voyage pour vendre des jeux et des consoles certes, mais aussi la consommation d’un amour avoué entre Nintendo et Japan Expo, le salon ayant dégainé un stand totalement hors norme pour dûment mettre en avant les hits futurs ou actuels de la firme de Kyoto, dont Starfox Zero, Super Mario Maker et Splatoon. Tant pis pour ceux qui attendaient de cette master class qu’elle esquisse un portrait général du génie inventeur de Mario et de la Wii Fit. Miyamoto était clairement venu vendre ces titres, dans un style tout à fait Nintendo.

Après quelques politesses, la conférence débute donc avec Starfox Zero, qui avait déjà reçu quelques écueils lors des premières phases de tests de l’E3. En effet, un test du premier niveau qui vous ramène dans la fameuse cité de Corneria effectué la veille nous a laissés perplexes quant à la bonne assimilation des contrôles. L’incursion du gyroscope dans le gameplay pour diriger les tirs du vaisseau est très troublante, et obligera votre cerveau à réveiller certaines zones probablement bien endormies. Pour rassurer son monde, Shigeru-san a pris le soin de commenter en live la partie d’un jeune homme venu exécuter le niveau de Corneria presque sans aucune faute, histoire de prouver que l’épreuve n’est certainement pas insurmontable. C’est donc un peu plus à se mettre sous la dent que ce qui avait été présenté à l’E3, bien que malheureusement, le rendu graphique du jeu est tout aussi décevant. Décors pauvres, absence de détails, design peu inspiré, les capacités graphiques de la Wii U ne sont clairement pas exploitées pour le plaisir de nos yeux.
Pour vous faire une idée, prenez le temps de comparer ces deux vidéos. La première est le trailer E3 du prochain Starfox Zero et la deuxième une capture du Starfox Assault sorti sur Gamecube en 2005 sur un émulateur Dolphin en 1080p/60fps.

Toutefois, Shigeru-san était venu avec quelques vidéos exclusives de gameplay des tout nouveaux véhicules, le Walker et l’hélicoptère, qui permettront de nouvelles phases de gameplay axées sur l’infiltration, dont on a enfin mieux compris les tenants et les aboutissants, notamment grâce à la très bonne traduction technique de Grégoire Hellot qui nous a fait ça comme un Silver Mousquetaire. Un peu de longueurs, quelques répétitions, il était temps de passer à autre chose, même si on comprend qu’une licence aussi chère à Miyamoto que Starfox exigeait la cérémonie qu’elle mérite.

Une idée exhumée de l'avorté Starfox 2 : la transformation de l'Arwing en Walker, qui fera son apparition dans Starfox Zero

Une idée exhumée de l’avorté Starfox 2 : la transformation de l’Arwing en Walker, qui fera son apparition dans Starfox Zero

Alors quand vient le moment d’évoquer Super Mario Maker, l’audience légèrement distraite se reconcentre quand Miyamoto fait venir sur scène son Luigi à lui, Takashi Tezuka, producteur sur la plupart des Mario et autres gros titres de Nintendo. Les anecdotes que les deux briscards balancent en se chambrant comme un vieux couple amènent enfin un peu d’authenticité à cette master class pour l’instant très protocolaire, et préparent les esprits à assimiler le fait que Super Mario Maker est une méga grosse claque, ce que personne n’avait vu venir.

Imaginez. Un programme assisté vous permettant de vous initier aux bases du level design, qui vous donne la possibilité de tordre du Mario dans tous les sens avec la promesse de vous transformer en Michel Gondry du jeu vidéo ? Shigeru-san compare modestement ce nouveau soft à Mario Paint sur Super Nes, mais les différentes démonstrations montrent que c’est bien plus que cela. Tezuka fait rire l’audience en plaçant des Bowsers partout sur un même niveau, Miyamoto soulève les applaudissements en terminant un niveau parodiant Pacman designé par Michel Ancel (le papa de Rayman) et les deux finissent de conquérir le public en dévoilant en exclusivité un niveau parisien spécialement conçu pour Japan Expo. Enfin, Tezuka sort de sa poche un petit livre, sorte de mode d’emploi, rempli de tutoriels et de fondamentaux de game design. Un bréviaire qui sera livré avec chaque copie de Super Mario Maker. Petite feature qui tue pour finir, tous les Amiibo sortis à ce jour débloqueront dans le jeu des nouveaux personnages aux caractéristiques propres. Des « Wah » à peine contenus fusent dans la salle.

Super Mario Maker, la machine à faire des jeux Mario. Sortie le 11 Septembre 2015

Super Mario Maker, la machine à faire des jeux Mario. Sortie le 11 septembre 2015

Pour terminer, les deux papys débarquent Sakaguchi Tsubasa, réalisateur de Splatoon, venu rouler des mécaniques et donner le coup d’envoi du tournoi local de Japan Expo, promettant de se mesurer en personne face au gagnant. Le show est total, Bertrand Amar remercie les invités, et la foule se rue sur le devant de la scène pour espérer prendre une photo correcte du mécène Miyamoto. La mission de Japan Expo est réussie. En recevant Miyamoto, elle s’installe comme festival de pop culture majeur sur la scène mondiale, et, ivre de sa romance avec Big N, peut se permettre de rêver à recevoir M. Miyamoto de nouveau à l’avenir.

Peut-être un peu trop commerciale, la master class de Shigeru Miyamoto a pourtant eu le mérite de montrer en direct ce que Nintendo fait le mieux (innover). Prendre une idée simple pour la transcender et en faire quelque chose de riche, attachant et amusant, c’est la seule alchimie que Big N s’obstine à recréer encore et encore. En décortiquant Super Mario Maker devant nos yeux, Miyamoto a exécuté la parfaite incantation pour le 30e anniversaire de son plombier moustachu et renouvelé des vœux d’amour avec son public. Alors finalement, est-ce si grave que Starfox ne ressemble pas à un triple A new gen, s’il parvient à stimuler ces parties endormies de votre cerveau où se trouvent de nouveaux territoires d’amusement ?

Constantin Berthelier

Final Fantasy VII sur PS4, l’histoire d’un remake tant attendu

S’il y a un événement qu’on se doit de suivre avec attention lorsque l’on est un gamer, c’est bien évidemment l’Electronic Entertainment Expo, plus connue sous le nom d’E3.

Mais qu’est-ce que c’est l’E3 ? C’est juste LE plus grand salon international du jeu vidéo. Présenté par l’ESA (Entertainment Software Association), il se tient tous les ans au Los Angeles Convention Center, à Los Angeles (non sans rire ?) au début du mois de juin, s’étale sur trois jours et se destine exclusivement aux professionnels et à la presse.
L’E3, c’est un enchaînement de conférences données par, entre autres, des éditeurs de consoles et de jeux vidéo et, grosso modo, chaque gamer attend l’événement comme une espèce de pré-Noël, parce que généralement les annonces qui y sont faites sont assez OUF (j’avais écrit le mot « incroyables » en premier lieu, mais ça ne me paraît pas assez conséquent pour décrire la chose).

L’E3 2015, 21e du nom, s’est déroulé les 16, 17 et 18 juin, et s’est révélé comme étant l’une des plus belles éditions qu’il nous a été donné de voir. Les annonces faites ont été OUF DE CHEZ OUF (pardonnez mon langage mais je ne vois vraiment pas comment je pourrais qualifier ça autrement). On y a appris notamment les sorties de Mass Effect Andromeda, la suite de NieR par Platinumgames, Dark Souls 3 sur PC et consoles, la confirmation de Dishonored 2, ou encore Shenmue 3.
Que de belles choses pour cet E3 2015, mais rien ne surpassera l’annonce qui a cloué tout le monde : le remake de Final Fantasy VII sur PS4.

VICTOIRE !

Je parle en tant que fan de la saga Final Fantasy de la première heure : cette annonce est un véritable rêve qui se réalise.
Pour comprendre la portée de la chose il faut que je vous explique pourquoi Final Fantasy VII reste l’un des meilleurs jeux vidéo de tous les temps.
En accompagnement de cette explication, je vous propose de mettre cette musique en route parce qu’il s’agit de la plus belle du jeu, et parce qu’elle vous mettra inévitablement dans l’ambiance.

Final Fantasy VII, développé par Square en 1997, est un jeu de rôle sorti sur PC, ainsi que Playstation, première du nom, et beaucoup le considèrent comme le plus marquant de toute la saga.

D’une parce que c’est l’opus qui fera connaître les Final Fantasy au niveau mondial de par sa sortie sur PS, mais aussi parce qu’il a été le premier FF (oui, on dit FF parce qu’on est intimes avec la chose maintenant) à utiliser des graphismes en 3D.
Bon, c’est bien beau tout ça, mais ce n’est pas en se basant sur ces maigres raisons qu’un jeu se vend à plus de 9,8 millions d’exemplaires et devient l’un des plus connus de tous les temps. Mais alors, qu’est-ce qui a valu autant de succès à FFVII ? Son âme tout simplement.

Le trailer de FFVII, en 1997 c’était ça pour rappel :

Là, tout de suite, en comparant avec les graphismes d’aujourd’hui, ça paraît moche, mais à l’époque c’était RÉVOLUTIONNAIRE.

Personnellement, Final Fantasy est une saga que j’apprécie tout particulièrement de par son gameplay, ses univers, ses musiques, ses graphismes, mais surtout ses scénarios, et bien que FFVII ne soit pas mon préféré, je dois avouer que l’histoire de cet opus reste l’une des meilleures de la saga.

Un petit synopsis pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion d’y jouer s’impose ! (Mais il faut y jouer, vraiment !)

Dans un monde, où l’énergie de la planète est exploitée par la Shinra, une entreprise superpuissante dirigeant l’ensemble de la population à elle-seule, un groupe terroriste porté sur l’écologie nommé AVALANCHE frappe fort. En effet, ce groupe veut faire prendre conscience au plus grand nombre, que si la Shinra continue à s’approprier l’énergie Mako, la planète mourra laissant un monde dans la perdition et les ténèbres.

Cloud Strife, ancien mercenaire du SOLDAT, l’unité d’élite de la Shinra, vient d’intégrer AVALANCHE sans grand objectif à part celui de rendre service à une amie d’enfance, mais ce qu’il ne sait pas c’est que son passé va refaire soudainement surface et avoir des repercussions
sur l’avenir même de la planète.


Le mec a plus qu’un gel de folie, il a carrément une destinée de fou qui l’attend.

Le jeu a été tellement apprécié du public qu’il est devenu l’un des plus exploités de la série Final Fantasy.

Là, où les premiers FF n’ont connu que des remakes sur les consoles les plus récentes (comme par exemple, FFVI qui, originalement sur Super Nintendo en 1994, est passé à la Playstation en 1999) sans toucher au gameplay ou encore au graphisme, Final Fantasy VII compte à ce jour pas moins de six adaptations dérivées, que ce soit des préquelles, des suites sous forme de films, ou bien de jeux (voire plus, vu les petits jeux bonus édités sur téléphones portables mais pas forcément disponibles sur notre territoire). Mais ce n’est pas parce que nous, fans, avons été assaillis d’adaptations, que nous étions repus. Non. Nous avions faim d’un remake.


Il faut savoir une chose, les fans n’ont pas imaginé un remake d’eux-mêmes, parce que l’idée était tellement fantasmatique qu’on n’osait pas trop l’envisager de façon concrète. En effet, l’idée d’un remake est apparue à l’E3 (comme on se retrouve) de 2005, où cette vidéo avait été diffusée :

Pour ceux qui n’ont jamais joué à FFVII voici une seconde vidéo (à savoir les premières minutes du jeu original) pour que vous réalisiez la portée qu’a pu avoir cette diffusion :

Voilà. VOUS VOUS RENDEZ COMPTE MAINTENANT ?
Le public, ébahi, en folie, au bord de l’explosion n’a pu s’empêcher de se dire que « OHMONDIEUUNREMAKEHDDEFFVVIIJEMEMEURS », avant de connaître la déception : la vidéo montrée à cet E3 n’était en fait qu’une démo technique


PLUS GROS TROLL JAMAIS FAIT PAR SQUARE-ENIX.

Rien de concret donc, à part du faux espoir, du mensonge, de la trahison, et de la disgrâce, néanmoins, il se sont rattrapés en lançant les trailers du film Final Fantasy VII: Advent Children, et de la préquelle sur PSP : Crisis Core, juste après.
Le scénario et l’univers de Final Fantasy VII ont beau avoir été élargis, et approfondis par ces très bons opus (je passe sur Dirge of Cerberus qui a énormément déçu, à commencer par moi), beaucoup de fans vous diront que rien ne vaut le jeu d’origine, et qu’aucune adaptation ne vaudra un remake.

Et c’est ainsi qu’arriva l’E3 2015, et cette vidéo :

Et la réaction du public dans la salle :

Et celle des fans à travers le monde entier lorsque l’annonce du remake a été officialisée :

Allez c’est parti pour 4 heures de joie, de larmes, de frissons.

L’annonce du remake de Final Fantasy VII a surpassé les autres et de loin durant cet E3, et ce même si Square-Enix n’a pas donné de plus amples infos durant la conférence, si ce n’est juste un rendez-vous à l’hiver prochain pour en savoir plus.

Aux dernières nouvelles Tetsuya Nomura, character designer chez Square-Enix, et directeur du projet a dévoilé que le remake aura une toute nouvelle approche du FFVII, et que si les fans comptaient jouer à la nouvelle version, ils devraient se pencher avant cela sur le portage PS4 qui sortira en octobre au prix d’environ 16 euros.
Quelques changements à prévoir donc, notamment au niveau du gameplay, où le tour par tour, système de combat de nombreux FF, ne serait pas vraiment crédible avec des graphismes qualité PS4.
Les fans font la grimace à l’annonce des changements programmés, mais le grand Nomura sait rassurer : “si nous retirions des parties comme les moments plus légers du titre, alors ce ne serait plus Final Fantasy VII ».

Bouarf du moment qu’on voit Cloud travesti en HD, ça me va.


 Ceci n’est pas une image officielle, et je n’ai malheureusement pas trouvé l’auteur
de ce magnifique montage
mais, qui qu’il soit, je l’aime de tout mon cœur. 

Apparemment, il nous faudra attendre 2017 avant d’espérer acquérir le remake tant attendu, pour fêter les 20 ans du jeu originel.
Je ne sais pas pour vous, mais moi, je ferai probablement ça le jour de la sortie :

Sora