Découvrez Alys, chanteuse virtuelle à la française

Rencontrée à Japan Expo cet été, Axelle Adnet est avant tout chanteuse, sous le sobriquet de TBK. Elle se produit sur scène ou sur YouTube, mais pas seulement, puisqu’elle gère entre autres l’immense projet VoxWave,  qui développe des chanteuses virtuelles francophones.

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Leur première artiste s’appelle Alys. Bilingue franco-japonaise, son allure très manga se déclinait sur des flyers que nous avons récupérés dès notre arrivée à Japan Expo.

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Venue à notre rencontre sur notre stand, Axelle nous met tout d’abord en garde. Alys n’est pas une chanteuse Vocaloid. En effet, impossible pour elle de se réclamer de ce titre, l’appellation Vocaloid étant réservée à un logiciel licencié exclusivement par Yamaha, qui génère notamment la célèbre Hatsune Miku.

Artiste virtuelle, âme humaine

Alys, quant à elle, tourne avec le logiciel Alter/Ego, dont une version d’essai gratuite est disponible sur le site de VoxWave. Ce programme musical est développé par Plogue, une société Québécoise avec laquelle VoxWave a conclu un partenariat. La voix d’Alys prend toutefois sa source dans celle de l’artiste française Poucet, tout à fait humaine pour le coup.

Le rôle de l’équipe de VoxWave a été de développer la bande vocale d’Alys pour qu’elle puisse s’intégrer dans Alter/Ego. Axelle nous précise que son interface était beaucoup plus accessible pour un public occidental, contrairement au Vocaloid de Yamaha qui reste restreint à un public japonais, qui reste crypté d’une façon spécifique, bien au-delà de la simple traduction.

Un univers collaboratif

« Pour Alys, on travaille énormément le personnage. On essaie d’en faire une figure de grande sœur. Mais sa particularité est que son univers est « crowd-sourcé ». C’est-à-dire qu’il est alimenté par une communauté gravitant autour d’elle, dont chaque membre apporte sa pierre à l’édifice. »

La première étape du développement  c’était l’appel à contributions pour le design de la chanteuse, qui a suscité plus de 430 participations. C’est finalement l’artiste Saphirya qui a déterminé sous quels traits apparaîtrait Alys.

Pour développer l’univers autour de la chanteuse virtuelle, le studio a travaillé aussi bien avec des compositeurs que des artistes, mais aussi des animateurs vidéo ou paroliers. Alors fédérés en équipes par le studio, ils ont pu travailler ensemble sur des projets communs. Et le résultat est là, abouti, et assez impressionnant. Comme ces clips, disponibles sur Youtube :

Bientôt un concert live

Mais le gros évènement qui attend Alys très prochainement, c’est le concert au Trianon qui se tiendra dans cette salle mythique ce 17 décembre.

Axelle se réjouit de pouvoir produire Alys dans cette salle, à l’abri de toutes les contraintes inhérentes à une expérience salon de type Japan Expo.

Parler d’un concert en vraie projection holographique serait un abus de langage, précise Axelle. Même si l’équipe de VoxWave s’échine à préparer un vrai show varié et épique, où les performances technologiques seront au rendez-vous. Le but toutefois est de créer la présence d’Alys sur scène et qu’elle puisse interagir au maximum avec le public, mais également avec les musiciens présents sur scène.

Bientôt, la famille d’Alys s’agrandira avec la venue de Leora, personnage sulfureux et rebelle, donc la voix sera générée par Axelle elle-même.

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Constantin Berthelier

Le Tribal Geek Festival : quand la danse devient geek

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Le Tribal Geek Festival est né de l’imagination de deux artistes de danses orientales et tribales, Clélia et Louna.
Leur amour pour la culture geek leur a donné l’envie de créer un festival atypique avec, entre autres, un spectacle où les elfes côtoient les zombies et le Docteur ainsi que des ateliers de danse, de maquillage, de jeu de rôle…
Mageek a pu les interviewer et obtenir un avant-goût de ce qui attendra le public les 11, 12 et 13 novembre prochains…

 Clélia, à gauche, et Louna, à droite, ont répondu à toutes nos questions.

Mageek : Bonjour Louna et Clélia !
Comment vous est venue l’idée du Tribal Geek Festival ?

Nous sommes toutes les deux danseuses, professeurs et chorégraphes spécialisées en danses orientales et tribales sur Paris et sa région. L’idée est venue de Clélia qui souhaitait lier ses deux passions : la danse et la culture geek. Il y a plus d’un an, elle a proposé à Louna, qui elle aussi est fan de culture japonaise, de la rejoindre sur ce projet.

Pouvez-vous présenter le festival ?

Le festival se déroulera sur trois jours : les 11, 12 et 13 novembre. Durant ces trois jours, il y aura vingt-deux heures de stages de danse qui s’adressent aux personnes déjà initiées à la danse tribale et/ou orientale, la danse tribal fusion étant une variante moderne de la danse orientale qui met l’accent sur les contractions et les isolations de différentes parties du corps, comme en hip-hop.

Pour ceux qui ne pratiquent pas la danse, il y aura également deux ateliers maquillage (féerique et zombie), un atelier création d’accessoire (ceinture, headband, etc.) et deux initiations au jeu de rôle.

Durant les trois jours, sur le lieu des stages, des vendeurs tiendront des stands de vente de bijoux, costumes, accessoires, etc. de danse tribale.

Le samedi 12 novembre, à 19 h 30, aura lieu un spectacle de danse avec différents artistes de renommée internationale. On débutera par un pré-show feu et danse devant l’entrée du théâtre, puis le spectacle d’une durée de deux heures environ commencera à 20 h 30.

Le dimanche 13 novembre à 20 h, nous organisons également une scène ouverte aux danseurs amateurs souhaitant présenter une création en rapport avec le thème du festival. Le but étant de clôturer l’événement de manière conviviale.

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Petit aperçu des danseurs/personnages que l’on pourra admirer sur scène.

Qu’est-ce qui fait que la danse tribale/orientale et les univers geeks se marient bien, selon vous ?

La danse tribal fusion porte bien son nom car elle « fusionne » différents styles de danses comme l’orientale, bien sûr, mais aussi le hip-hop, les danses tsiganes, indiennes, flamencas ou encore le modern jazz ou la danse contemporaine. Les choix de costumes et de musiques sont très éclectiques et offrent ainsi une grande place à l’imagination et à l’interprétation de différents univers tels que ceux issus de notre culture populaire.

Comment avez-vous choisi les artistes, écrit les spectacles ?

Nous avons choisi certains artistes par affinités, mais surtout parce que nous aimons leur travail, leur technique et ce qu’ils dégagent sur scène. Tous ceux que nous avons contactés étaient contents de participer à ce projet et de jouer le jeu d’incarner un personnage ou un univers dont ils ne sont pas forcément familiers, et certains d’entre eux aussi geeks que nous ont même été force de propositions.

Le spectacle a surtout été écrit par Clélia et son mari Julien. Il a demandé beaucoup de réflexion et ce fut parfois un vrai casse-tête pour calculer les temps de changements de costume et de maquillage, certains artistes faisant plusieurs passages, tout en gardant une cohérence dans l’enchaînement des différents tableaux.

Comment se passeront les stages de danse proposés ?

Un stage de danse dure deux heures et ils sont répartis sur les trois jours du festival, à la Juste Debout School dans le 20e. Ils sont accessibles aux personnes pratiquant déjà les danses orientales ou tribales. Il y en a pour tous les goûts, aussi bien dans les thèmes proposés que dans le choix des intervenants.

Et enfin, quelles sont vos œuvres geeks préférées ?

Louna : Princesse Mononoke, Nana, Sailor Moon, Tomb Raider, Zelda, Game of Thrones, Star Wars (IV, V, VI et VII)…

Clélia : La trilogie Le Seigneur des Anneaux de Peter Jackson, Game of Thrones, Misfits, Matrix (le premier bien sûr), le manga Berserk, les B.D. Elfes, Sláine, Arawn et Le Donjon de Naheulbeuk, le jeu vidéo Fable (les 2 et 3), Le Voyage de Chihiro, mais aussi des œuvres plus anciennes comme L’Histoire sans Fin, Willow, et tellement d’autres encore 🙂

Propos recueillis par Célia

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Pour plus d’informations :

Tribal Geek Festival
11, 12 et 13 novembre
MPAA / Saint-Germain
4 rue Félibien, 75006 Paris
Métro Mabillon ou Odéon
http://www.tribalgeekfestival.com

C’était la Wii U.

Alors que les rumeurs enflent, se multiplient et se recoupent à propos de la NX, la mal-aimée Wii U de Nintendo vit ses derniers jours dans une indifférence tranquille. Mageek fait le bilan.

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Elle vit paisiblement ses derniers jours, et fait peu cas de sa personne. Avant que les fins analystes du jeu vidéo ne dégainent leurs claviers pour dresser un bilan désabusé, armés d’expressions agaçantes de type « mi-figue, mi-raisin », il s’agit surtout de souligner le parcours poussif et atypique de cette console, bien plus importante qu’il n’y paraît. La Wii U, c’était la console chelou, ta pote un peu bizarre que tu adores, c’était la nana mal fringuée qui restait au fond de la pièce à cette soirée chez tes potes beaux et sophistiqués, mais qui te disait les trucs les plus fins et les plus drolatiques. La Wii U était folle et n’a fait que des conneries. C’était la dernière de la classe, la nana avec qui il fallait être pote. La Wii U sera demain un objet de culte, une gemme de hipsters retrogaming. La Wii U, c’est la Dreamcast de 2020. La Wii U était géniale. La Wii U c’était comme Lost, un échec qui vaut toutes les réussites.

Annoncée lors d’une séquence à l’E3 2011 qui a semé plus de doute que d’enthousiasme, la console confondait déjà son audience rien que par son nom, qui pouvait être compris comme une nouvelle version de la Wii au lieu de la mise sur le marché d’un tout nouveau système. Son plus gros argument était le jumelage console/gamepad qui, voulant surfer sur la démocratisation des tablettes dans les foyers, espérait reproduire le miracle Wii/DS dont Nintendo sortait tout juste. La suite de l’histoire est connue. Le lancement de la console fut moribond, peu d’enthousiasme fut au rendez-vous, et les ventes furent franchement mauvaises. Les gros éditeurs comme Electronic Arts commencèrent à quitter la Wii U pour son manque de puissance, Ubisoft brisa son contrat d’exclusivité sur Rayman Legends, et les titres phares estampillés Nintendo n’allaient pas arriver de sitôt. Cette série de mauvaises nouvelles finit d’achever la réputation de la console, qui devint vite un objet d’embarras sur le paysage du jeu vidéo, rompu à la loi de la toute-puissance graphique.

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La Wii U en pack de la dernière chance. Avec Mario Kart 8 et Splatoon, c’est à la fois du vieux et du neuf. Mais pour 300 euros en fin de vie, ça reste un peu cher…

On parle de semi-échec pour la Wii U, pourtant ces quatre années passées n’ont pas été vaines pour la firme de Kyoto, qui a su prendre le temps de revoir sa stratégie et surtout renflouer ses caisses grâce à des propositions inattendues, des nouveautés au succès fulgurant qui seront, notamment pour leurs concurrents, difficilement reproductibles. On pense immédiatement au phénomène mondial et social Pokémon Go, qui envahit la planète durant l’été 2016. Sur un total malentendu, Nintendo a pu renflouer ses actifs après que les boursicoteurs du monde entier s’étaient mis en tête qu’il fallait miser sur eux pour prendre une part du gâteau, alors que la compagnie n’y était attachée qu’à hauteur de 10 %… Une bulle spéculative qui éclata rapidement, mais qui permit toutefois à Nintendo de profiter au mieux du lancement du jeu, au-delà de la réinstallation dans les esprits du monde entier de l’idée que les Pokémon sont encore là, et pour longtemps.

Plus tôt, à mi-parcours de la console, Nintendo déclinait tous ses personnages en petites figurines munies de puces NFC qui permettaient aux joueurs de débloquer des contenus additionnels dans les jeux de la console. Oublions tout de suite l’aspect ludique pour affirmer que ces figurines furent surtout l’objet d’une poussée de collectionnite grave chez les geeks, qui provoquèrent ruptures de stock et inflation du prix de certains amiibo jusqu’à des valeurs totalement déraisonnables. Et avant Pokémon Go, les amiibo, dans une moindre mesure, furent aussi l’objet de faits divers relatés dans les journaux, à base de braquages pour mettre la main sur les précieuses figurines. Aujourd’hui, la folie amiibo est loin d’être terminée et poursuivra évidemment sa lancée sur NX.

L’évènement marquant qui provoqua le changement de stratégie de la firme fut sans nul doute le décès de Satoru Iwata. Alors à la tête de Nintendo, sa mort fut annoncée en juillet 2015, quelques jours seulement après la venue de Miyamoto Shigeru, papa de Zelda et Mario, à Japan Expo pour présenter les futurs hits de la console. Il fut remplacé par Tatsumi Kimishima, qui confirmera la stratégie de Nintendo de revenir de manière significative dans l’industrie du jeu vidéo en prenant des décisions commerciales sûres, loin des égarements expérimentaux de la Wii U (peut-être incarnés de son vivant en la personne de Iwata, qui avait eu le mérite d’inonder le monde de la Wii).

Paradoxalement, ce sont ces trois évènements majeurs qui ont ponctué la vie de Nintendo sur sa période Wii U, sans que la console n’y ait quelque chose à voir, sauf peut-être pour les amiibo qui, là encore, n’y ont représenté qu’un très maigre intérêt de jeu. Toutefois, les quatre années de sa carrière furent une suite de coups d’éclat, une arrivée régulière de grands jeux, réalisés et accueillis dans un enthousiasme particulier, qui nous ont aidés à survivre à la molle transition entre les générations PS3/360 vers PS4/One. Le dernier jeu en date, qui vient clore officieusement la carrière de la machine, n’est autre que Paper Mario: Color Splash, sorti le 8 octobre 2016, car non, personne n’attend vraiment le prochain Zelda: Breath of the Wild sur Wii U, car chacun sait que sa promesse d’aventure inépuisable sera d’autant plus appréciable sur NX. Après celui-ci, aucun gros jeu, estampillé ou non Nintendo, ne viendra poursuivre la carrière de la Wii U et ce sera donc avec ce Paper Mario, dont les visuels semblent regorger d’idées fantastiques de gameplay et d’astuces visuelles, qu’il faudra patienter jusqu’à l’arrivée de la prochaine vague de jeux de Big N sur NX, promise pour le mois de mars 2017 seulement. Rien à se mettre sous la dent, vraiment ? Si. Car la Wii U, c’est un trésor d’exclusivités, de gemmes uniques qui sont à découvrir ou à redécouvrir dès maintenant. Car c’est bien la force de la console, c’est qu’elle a su, malgré quelques ratés, conserver des exclusivités coûte que coûte, des exclusivités qui n’ont pas toujours rencontré le succès, qui ne représentaient pas forcément un intérêt fou, mais dont les qualités sont telles qu’elles font du line up final de la Wii U une incroyable collection de jeux de premier choix. Petit florilège…

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The Wonderful 101, Pokkén Tournament, Hyrule Warriors, Sonic Lost World, autant de réussites que d’exclusivités.

Sélection des jeux qui ont fait la Wii U

Les indispensables

Ces sont les jeux dont vous avez sûrement entendu parler, ceux qui ont fait que la console a survécu et qui lui ont permis des pics de vente temporaires. Des jeux souvent sans défaut, parce qu’ils n’avaient tout simplement pas le droit à l’erreur. Inutile d’étaler ici les vertus de Smash Bros. for Wii U, Mario Kart 8, Super Mario Maker, Splatoon… Nombreux sont les articles qui s’en sont chargés avant nous.

Bayonetta 1 et 2

Alors qu’on n’a cessé ces dernières années de vanter la perfection et la minutie du gameplay proposé par le studio Platinum Games, c’est la Wii U qui a hébergé la furieuse Bayonetta pour une suite exclusive, acclamée par les joueurs et la critique.

Xenoblade Chronicles X

Si vous aimez les JRPG ultra exigeants, ceux qui vont vous demander plus de temps de votre vie que de raison, ceux qui vous perdent dans un open world absolument immense, ceux qui vont vous égarer dans des menus et sous-menus où les possibilités d’améliorer votre stuff seront exponentielles, alors ce jeu est fait pour vous.

Project Zero : La Prêtresse des Eaux noires

Voilà un jeu qui, par lui seul, rend la ludothèque de la Wii U unique. Project Zero, cinquième du nom d’une licence de survival horror où vous dirigez une nana armée d’un appareil photo qui explore des endroits peu accueillants peuplés de fantômes. Calme, angoissant, contemplatif et étrange, ce titre imprimé à des exemplaires très limités en Europe est une sorte de miracle. Le jeu utilise à bon escient le gamepad, qui vous sert littéralement à photographier les fantômes qui apparaissent à l’écran. Ne vous y vous trompez pas, les multiples améliorations que vous apportez à votre appareil et la diversité des ennemis et des bosses transforme peu à peu ce jeu poétique en un véritable shooter.

Donkey Kong Country: Tropical Freeze

Parce que la Wii U était aussi la console qui a tenté de faire perdurer la tradition de la plate-forme avec autant de noblesse qu’elle a pu (New Super Mario Bros U, Rayman Legends…), la plus belle pièce qu’elle a à proposer est avec peu de doutes ce Donkey Kong. Visuellement magnifique, musicalement délicieux, c’est aussi une torture pour votre patience, et un vrai défi pour vos skills. Aussi exigeant qu’abouti, avec une difficulté à l’ancienne, il renouvelle à Donkey sa carte du club prisé des héros Nintendo ambassadeurs de chefs-d’œuvre.

Starfox Zero

Nous vous en avions déjà parlé pour dire qu’il n’était pas très joli, le nouveau Starfox. Mais il semble que Nintendo nous ait écoutés pour ne l’avoir sorti qu’après un long report. S’il n’est pas visiblement époustouflant, c’est surtout que Miyamoto lui-même avait tenu à ce que le jeu tourne à 60 images par seconde à la fois à l’écran et sur le gamepad, où vous dirigez votre canon à l’aide du gyroscope et qui donc, nouveauté, ne suit plus le bec de votre vaisseau. Pas révolutionnaire sur son déroulement, le jeu se distingue justement par son gameplay et vous fera travailler des zones endormies de votre cerveau.

Kirby et le Pinceau arc-en-Ciel/Yoshi’s Wooly World

Nous groupons ces deux jeux parce qu’ils se ressemblent. Ils ne réinventent pas les concepts dont ils sont issus, ils s’inscrivent même tous deux dans la lignée de leurs prédécesseurs. Mais ils sont juste trop mignons. Kirby est en pâte à modeler. Yoshi est en pelote de laine. Bon… Kirby est un peu relou à manier au gamepad, sur lequel on doit dessiner sa trajectoire pour lui dire où aller. Mais sinon ces jeux sont excessivement mignons. Il vous les faut.

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Un autre JRPG ultra atypique pour la console et qui a permis à beaucoup de patienter jusqu’à la sortie de Persona 5. En effet, en reprenant la branche pop de Shin Megami Tensei et en la confrontant à Fire Emblem, ce jeu ovni propose une expérience unique, à des années-lumière du décorum strict des autres RPG traditionnels. Eh oui, ce n’est que sur Wii U qu’on peut faire du grinding parmi les idols dans un Akihabara où volent des licornes arc-en-ciel.

Super Mario 3D World

Certaines mauvaises langues auront dit qu’il n’était pas le vrai titre Mario de la console et qu’il n’aura finalement jamais existé. Ces personnes sont des pervers qui doivent être persécutés et exécutés. 3D World était génial. Il avait juste la difficulté qu’il fallait, et même des niveaux hardcore qui se débloquaient à la fin pour ceux qui avaient encore faim. 3D World c’était le costume de chat et les folles parties à 4 qui fonctionnaient parfaitement. C’était aussi une bande-son géniale et modeste qui a fait de ce Mario un grand classique.

Paper Mario Color: Splash

Plutôt inattendu, c’est le jeu qui vient clore la carrière de la Wii U. Après un épisode réussi sur 3DS, Paper Mario vient légèrement bousculer ses codes pour nous régaler les yeux avec son graphisme toujours aussi mignon et des partis pris artistiques pour le moins surprenants. Un Mario axé RPG très réussi, et qui profite du hardware de la console pour une expérience visuelle plus que sympa.

Fast Racing Neo

Comme beaucoup de jeux Wii U, il a très peu fait parler de lui. Et pourtant, il pourrait s’agir d’un substitut, ou au mieux d’une suite spirituelle à F-Zero, que l’on n’a pas vu depuis 2004 sur Game Boy Advance. On pense aussi à Wipeout pour le design des vaisseaux et l’habillage de l’interface. Un jeu pas trop cher et axé très arcade, qui ravira les amateurs de vitesse.

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Il a typiquement l’aspect d’un jeu indé et pour cause. Pour ceux qui aiment l’exploration contemplative, ce voyage sur des planètes inexplorées saura proposer son jeu de casse-tête bien pensés mais aussi exploiter le gamepad sur lequel se trouve tout simplement le tableau de bord du vaisseau. Souvent en promotion sur l’e-shop, c’est un petit titre reposant qui mérite qu’on s’y attarde.

Et des features bizarres et délicieuses

La Wii U c’était aussi la mise à jour de la Wii Fit avec des exercices en plus, mais surtout un WiiFit Meter, qui calculait vos pas et vos efforts faits dans la journée et qui enregistrait les données dans la console pour vous proposer un programme adapté à vos besoins : remise en forme, perte de poids, prise de poids… Une technologie en retard d’accord, mais ce boîtier est si mignon.
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Autre bizarrerie mais qui méritait qu’on s’y attarde un peu plus, la série des Wii U Panorama vous proposait des vidéos à 360° pour observer des spots touristiques à l’aide du gamepad que vous pouviez bouger dans tous les sens grâce au gyroscope, et qui donnait cette sensation de pouvoir regarder partout, bien avant la VR. Cette vidéo certes impressionnante n’a franchement que peu d’intérêt, sauf peut-être de nous faire imaginer toutes les applications in-game qui auraient été possibles.

 
La Wii U, c’est aussi la première incursion en Europe du système de karaoké Joysound, extrêmement populaire au Japon. L’application est gratuite mais, comme là-bas, vous payez un accès à l’immense bibliothèque avec des tickets à l’heure ou à la journée. Bien que la banque de chansons ait été grandement localisée pour l’Occident et la France, on y déniche des perles de J-pop avec les romaji pour faciliter l’interprétation.
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La Wii U disposait aussi de son Art Academy Atelier (plus connu pour la 3DS), qui n’est autre qu’un logiciel de dessin pas à pas pour apprendre différentes techniques de peinture numérique. Encore une fois, le gamepad était mis à contribution puisqu’on pouvait peindre directement dessus avec le stylet, ce qui, bien que rudimentaire et limité, s’avérait être un bon entraînement avant d’investir dans un Cintiq de Wacom à 500 euros.

Constantin Berthelier

​ « Dans l’Antre du Côté Obscur »

Et si les artistes qui nourrissent l’univers geek se rassemblaient dans une antre démoniaque afin d’exposer leurs œuvres d’art les plus obscures ?

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Les créations artistiques inspirées directement des univers geeks ont été trop souvent cantonnées aux conventions et aux salons. Avec l’ouverture du Musée Art Ludique en 2013 et avec le succès populaire d’artistes comme www.sachagoldberger.com avec ses portraits de super-héros à la façon des peintres hollandais du XVe siècle, le territoire des créations artistiques geeks s’étend et peut enfin s’exprimer à la mesure de son ambition.

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Rubiant, Xenophobia

Dans l’Antre du Côté Obscur est l’exposition d’art geek de cette rentrée 2016 à ne pas manquer ! Mettant en avant les plus grands méchants de la pop culture, elle a pour ambition de présenter le geek-art comme de l’art contemporain à part entière.

26 artistes ont répondu à l’appel et vous proposent leurs interprétations de leurs méchants favoris.

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Edouard Noisette, The Shrike Appaers

Organisée par l’association Les Curieuses Expositions, Dans l’Antre du Côté Obscur sera pour vous l’occasion de vous rassembler autour d’une thématique commune, de trinquer avec Cersei Lannister, de discuter avec Gollum ou de danser avec le Joker sous l’œil inquisiteur de GlaDOS.

La liste des artistes qui exposeront dont certains qui seront présents à la soirée de vernissage : Andry Shango Rajoelina,Anna Karen, Arian Noveir,Audrey Molinatti, Aurélien Georges, Azmar, Babs art, Boris Lechaftois, Bryan Blase, Cherry Louvi Bomb, Desidero, Édouard Noisette, I am Glad, Jeremy Brunet, Kanthésis, Laura Brenner, Laurent Lagarde, Le petit monde tentaculesque d’Émilie, Monsieur Garcin, Orioto,Oskunk, Pols, Quibe, Romain Dorez, Rubiant, Simon Delart, Sinath…

DERNIER BAR AVANT LA FIN DU MONDE, 19 AV. VICTORIA, 75001 PARIS

Moldues infiltrées

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Une partie de l’équipe de Mageek s’est infiltrée à la Wizards Secret Party, qui s’est déroulée à Paris, le 23 avril 2016. Une soirée mise en place par Paint Cakes, une société de pâtisserie qui se spécialise dans la création de gâteaux geeks et autres cupcakes aussi beaux que délicieux.

Nous l’avions déjà deviné à travers l’interview qu’elle nous avait donnée l’an dernier : Julie, la créatrice de Paint Cakes, est une jeune femme qui déborde d’idées plus originales les unes que les autres.

Bien que ses produits remportent déjà un franc succès, elle souhaitait que Paint Cakes aille encore plus loin, ainsi elle s’est lancée dans l’organisation de cette soirée sur le thème de Harry Potter.

Il faut savoir que nous aimons le sucre et les choses mignonnes et que, par-dessus tout, nous aimons Harry Potter.

13123188_1161178183916488_867970421881341053_oPhoto officielle de Paint Cakes, illustrant à merveille l’ambiance de la soirée.

L’ambiance, donc…

Parées de nos pass, nous entrons à 20 heures tapantes dans les Caves Saint-Sabin, entièrement décorées pour l’occasion. Nous sommes accueillies par la directrice de Poudlard qui nous met aussitôt dans l’ambiance, nous promettant, bièraubeurre, jeux, ateliers créatifs et surprises (de Bertie Crochue) en tous genres.

Il fait sombre et l’endroit est surpeuplé de sorciers et de sorcières. Certains ont revêtu leur costume d’apparat et ne manqueront pas de défiler lors du concours de cosplay qui se déroulera un peu plus tard dans la Grande Salle. D’autres sont venus, incognito, déguisés en Moldus. Habile.

13340284_10207646747819878_4186566511141504424_oNous n’avons croisé la route d’aucun serpent géant. Nous avons quand même checké les coins de couloirs avec nos téléphones. On ne sait jamais.

Rien n’est laissé au hasard. Des posters « Ennemi numéro 1 » côtoient les armoiries de Poudlard. Le bar sert de la bièraubeurre à la cannelle, moussue et délicieuse, et d’autres cocktails inspirés par l’univers magique de Harry (comme le Veritaserum, que nous vous conseillons (chose que nous n’aurions jamais pensé dire)). Tous les invités ont le droit à une boisson et un cupcake gratis, c’est la maison qui régale.

Les activités

Le programme des réjouissances est à se damner.

  • Un concours de cosplay : on voit passer Viktor Krum, Gilderoy Lockart qui se fait un plaisir de signer des autographes à ses fans au bord des larmes, Fleur Delacour, un membre de l’équipe de Quidditch Gryffondor…

13041407_10208383426518623_5744165403473312401_oLupiot, en mode fangirl en compagnie de M. Gilderoy Lockhart. Si, si. 

  • Un atelier « Faites votre baguette magique » auquel on s’inscrit prestement et duquel on ressortira arborant fièrement notre nouvelle baguette après peinture et enrobage de colle chaude. Recommandé, même à ceux qui ont deux mains gauches. Bon, après, on ne vous garantit pas l’efficacité de l’artefact, mais Ollivander n’était pas de la partie, ce vieil asocial misanthrope.

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Un beau morceau de bois, un pistolet à colle, et la magie opère !

  • La Tour de divination est ouverte à ceux qui veulent se faire prédire l’avenir.
  • Les sorciers les plus braves tenteront aussi une partie de Loup-Garou magique, où chacun y va de sa stratégie diabolique pour 1) estourbir et sommairement assassiner les autres joueurs dans leur sommeil, s’il est un Mangemort, ou 2) argumenter de façon soûle et confuse pour tenter, dans le cas contraire, d’expédier les Mangemorts à un séjour de charme à Azkaban.
  • Il y avait aussi la possibilité de participer à la pratique ancienne, élégante et terrifiante du Duel de thé, qui consiste à mordre dans son biscuit après l’avoir trempé dans son thé et ce, sans le casser.
  • Enfin, un artiste sorcier propose de vous dessiner des tatouages éphémères. Curieusement, la marque de Vous-Savez-Qui est l’un des grands favoris. En même temps, il y avait beaucoup de criminels en fuite…

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Cet individu est particulièrement dangereux. Ne lui donnez de Chocogrenouilles sous AUCUN PRÉTEXTE. 

Le gâteau !!

Pour clôturer la soirée, LE CLOU DU SPECTACLE : l’immense gâteau conçu par Paint Cakes sera découpé dans la Grande salle.

Il représente le château de Poudlard. Ou plutôt le domaine de Poudlard (cabane de Hagrid, Saule Cogneur, Lac et Poudlard Express compris). Vous n’avez jamais vu un gâteau pareil. Nous non plus. D’ailleurs, nous ne sommes pas tout à fait sûres de ne pas avoir rêvé. Nous suspectons fortement les organisateurs d’avoir jeté un massif sortilège de confusion sur l’Assemblée.

13063425_1421022014590474_8366734041588595113_o(Merci à Cristina pour cette photo du gâteau)

Parce que, une soirée aussi merveilleuse, ce n’est pas possible. Et un gâteau pareil, ça n’existe pas.

Bravo et merci à Paint Cakes pour cet événement magique.

Don’t let the muggles get you down. 

Note : Malgré le succès remporté par la première édition de la Wizards Secret Party, Julie vient d’annoncer sur sa page Facebook qu’elle mettait Paint Cakes en sommeil, et ce minimum jusqu’au mois de septembre, suite à quelques complications personnelles. Toute l’équipe de Mageek la soutient et lui souhaite bon courage pour la suite.
 
Pour suivre Paint Cakes : www.facebook.com/Paintcakes/
Site web : http://www.paintcakes.com

Elena, Lupiot et Tessa M.

Bitch Planet vol. 1

« Tu es non conforme ? Tu ne rentres dans aucune case ?
Tu es trop prude, trop maigre, trop effrontée, trop timide […] ou trop ce-qu’ils-ont-décidé-de-te-reprocher-aujourd’hui ? Tu pourrais bien finir sur… Bitch Planet ! »

Voilà comment la quatrième de couverture de ce premier volume de Bitch Planet nous met l’eau à la bouche : en interpelant le lecteur − et surtout la lectrice − qui se reconnaîtra probablement dans l’un de ces énoncés.

Quant à la couverture, elle affiche un air rétro remis au goût du jour, plutôt agréable à l’œil. CV-BITCH-PLANET_COVER

L’histoire

L’intrigue nous plonge dans une dystopie où le patriarcat, oppressant, semble le reflet exagéré des travers sexistes de notre société (occidentale, contemporaine).

Les femmes ne correspondant pas à l’idéal que l’on attend du beau sexe, aussi bien au niveau physique que comportemental, se voient déclarées « non conformes » et envoyées sur Bitch Planet, surnom donné à une prison qui s’occupe − à l’aide de bastonnades et d’hologrammes rose bonbon − de leur « rééducation ».

S’y ajoute le jeu pervers typique des dystopies à la Battle Royale/Hunger Games : le mégaton, une sorte de rugby aux règles plus dangereuses et fantaisistes. D’ordinaire, seules les équipes officielles se rencontrent mais, bien entendu, des types sans scrupules imaginent que la participation d’une troupe de prisonnières au championnat donnerait un petit coup de boost à leur audience.

Des choix engagés

On fait donc connaissance avec les futures participantes. Deux protagonistes se détachent du lot et, fait notable, il s’agit de deux femmes noires. L’une, le leader de l’équipe, est une sportive de haut niveau qu’il ne vaut mieux pas chercher. La seconde, obèse et grande gueule, compte bien poursuivre sa rébellion contre les standards de beauté qu’on a toujours voulu lui imposer.

Les deux héroïnes : Kamau (à gauche) et Penny (à droite).

Mais la scénariste est allée encore plus loin concernant la représentation des minorités. En effet, elle prend le contrepied de la plupart des publications américaines, faisant en sorte que les personnages blancs ne soient pas majoritaires. Et, clairement, nous ne sommes tellement pas habitués à ce genre d’initiative, que cela saute tout de suite aux yeux.

Autre proposition pleine de revendications : les petites annonces insérées entre les chapitres. Satiriques parfois jusqu’à l’absurde, elles en rajoutent une couche à propos des diktats, se moquant des injonctions à la minceur (par exemple en vantant les mérites des parasites intestinaux !).

Enfin, en bonus, l’interview des créateurs permet un éclairage sur ces prises de position et un dossier sur le féminisme confirme que cette B.D. se veut réellement éducative, fournissant des clés de lecture à travers, entre autres, les réflexions d’auteures/journalistes engagées.

Dossier-de-Presse_BITCH-PLANET-bd-2.jpgPréface de la scénariste et page de petites annonces (extrait du communiqué de presse).

En bref…

On tient là un premier volume qui promet, avec un dernier chapitre au dénouement inattendu.

Au premier abord, les personnages paraissent stéréotypés. Quand on nous présente Penny, on pense notamment au cliché de l’« angry black woman » et aux nombreuses délinquantes agressives et costaudes que l’on peut rencontrer dans les films/séries. On sent tout de même que la scénariste en avait conscience puisqu’elle s’est attachée à apporter de la profondeur à ce personnage dès le vol. 1, en creusant son passé.
Au final, malgré cet écueil, on s’attache et on s’identifie aux protagonistes.

La transposition du patriarcat et du carcan du genre tels qu’ils existent dans notre société − parfois de façon si intégrée qu’on ne les remarque plus −, en une version démesurée et dictatoriale est particulièrement réussie.

On gage que la suite devrait suivre le même chemin, au vu du succès de la série aux États-Unis. Le logo « NC » pour « non conforme » a si bien inspiré les lectrices américaines que nombre d’entre elles l’arborent maintenant sous forme de tatouage, en signe de ralliement aux idées que professe Bitch Planet.

Références :
Bitch Planet volume 1
Auteurs : KELLY SUE DeCONNICK (scénario) et VALENTINE DE LANDRO (dessins)
Éditeur : Glénat Comics
Les lecteurs se voient remettre à l’achat d’un album de Bitch Planet, le tatouage NC pour #NonConforme (#NonCompliant en anglais).
L’éditeur invite toutes les personnes volontaires ayant lu
Bitch Planet à témoigner sur leur propre vécu au moyen de ce formulaire : http://www.glenatcomics.com/bitch-planet/

Ellia

 

Disneybound, entre mode et cosplay

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Vous êtes peut-être déjà familier des Get the look, ces assemblages de vêtements et d’accessoires qui pullulent sur les tumblr et autres blogs, et proposent aux fans des relookings en figures connues de la pop culture (c’est d’ailleurs dans ce même esprit que nous composons les pages mode de Mageek !)
Mais connaissez-vous le phénomène Disneybound ? Lancé sur la Toile par Leslie Kay sur son blog, disneybound.co, il consiste à s’inspirer d’un personnage Disney pour se vêtir.
Nous avons pu interviewer Mélanie, qui pratique régulièrement le Disneybound. Retrouvez ses looks, ainsi que ceux d’autres Disneybounders sur la page facebook française, dédiée au phénomène : www.facebook.com/disneyboundfr

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Mélanie en Pocahontas baroudeuse, avec des boucles d’oreilles raton laveur !

Mageek : Bonjour Mélanie ! Comment as-tu découvert le phénomène Disneybound et qu’est-ce qui t’a incitée à y participer ?

Mélanie : J’ai découvert le Disneybound il y a plus d’un an. Je faisais des recherches sur le cosplay pour les besoins d’une page facebook que je gère, quand je suis tombée sur des photos de Léo Camacho et sa compagne Sarah Sterling. J’ai littéralement flashé sur eux et sur leur style de tenues qui rappelaient les personnages Disney d’un simple coup d’œil ! J’ai fait des recherches sur cette drôle de pratique, puis j’ai décidé de me lancer aussi !

Comment choisis-tu tes Disneybounds ? Tu t’inspires de tes personnages préférés ?

Au début, je me concentrais sur mes personnages favoris comme les Aristochats, les personnages de Là-Haut mais, maintenant, je réalise des Disneybounds très variés ! Je fais des Disneybounds de groupe avec des amis (donc pas forcément inspirés de mes films préférés) et je choisis aussi des personnages selon ce que je trouve dans mon placard. Souvent, j’ai des lueurs du type « Tiens, je crois que j’ai tout pour faire tel personnage », mais ça m’arrive aussi, après avoir vu des Disneybounds d’autres personnes (qui m’inspirent) de me lancer sur des personnages qui ne me viendraient pas à l’esprit en temps normal.

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Toy Story, une idée plutôt originale, avec l’étoile de shérif en bague.

Est-ce que tu réalises tes Disneybounds avec des pièces que tu possèdes déjà ou est-ce que tu achètes des vêtements exprès ?

Au départ, je faisais avec ce que j’avais en me disant que je n’achèterais rien tant que je pouvais me débrouiller avec ce que contient mon placard et finalement… on se prend au jeu. Le Disneybound m’a surtout permis de changer de style dans la vie de tous les jours et d’oser porter des couleurs que jamais je n’aurais imaginé avoir dans ma garde-robe (je pense notamment à mon pantalon rouge ou à mon petit haut jaune). Je porte aussi, grâce à cela, plus de robes et de jupes. Finalement le Disneybound m’a permis de me libérer niveau vestimentaire. Personnellement, je n’achète rien que je ne reporterai jamais et j’essaie d’acheter des choses sans trop dépenser. D’ailleurs, j’ai de la chance car un Primark s’est installé près de chez moi. Enfin, je ne sais pas si mon porte-monnaie vous dira que c’est une chance !

Tu réalises tes bijoux toi-même, comment t’y prends-tu ?

Effectivement, j’essaie de réaliser le plus d’accessoires possible moi-même. Des serre-têtes que je customise, des nœuds que je fais avec des rubans et des bijoux en pâte polymère (Fimo). J’adore accessoiriser, c’est pour moi capital pour un Disneybound et la Fimo permet de créer vraiment tout ce que l’on souhaite : des boucles d’oreilles lampes d’Aladdin, un pendentif coquillage pour Ursula, etc. Je laisse vraiment libre cours à mon imagination.

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La rose de la Bête et le chandelier, parfaits bijoux pour compléter le look !

Est-ce que ton entourage (collègues, famille) reconnaît tes Disneybounds ?

Je l’espère ! En temps normal, je peaufine vraiment le look pour que ce soit reconnaissable au premier coup d’œil. Pour moi, c’est ce qui fait qu’un Disneybound est réussi. Après, il faut être reconnaissable sans passer pour un cosplayeur.

Sur Internet, j’accompagne la plupart des photos de mes Disneybounds d’une image du personnage qui me sert de base, pour que ce soit plus flagrant.

La plupart du temps, je porte mes tenues quand je vais à Disneyland Paris et j’aime beaucoup faire des photos avec les personnages dont je me suis inspirée ! C’est très flatteur quand les personnages, les employés du parc ou même les autres visiteurs reconnaissent le Disneybound !

Un petit mot sur la communauté des fans Disney ? Qu’est-ce qui motive autant de personnes à participer à ce phénomène, selon toi ?

Un seul mot sur la communauté ? Je dirais la passion ! Parce que les fans de Disney se ressemblent tous un peu au fond, on est tous passionnés par cette magie ! Et Dieu sait qu’en ce moment on a besoin d’un peu de magie pour réchauffer nos cœurs. Pour en revenir au sujet, le Disneybound permet de faire des clins d’œil au monde de Disney et d’assumer sa fan attitude. Sans forcément être très accessoirisé, on peut très bien porter ces tenues dans la vie de tous les jours sans passer pour un fou (oui, parce que, vu de l’extérieur, nous, les fans de Disney on passe quand même pour des gens un peu bizarres). Et puis je trouve que le Disneybound permet de se lâcher et de se faire plaisir sans forcément avoir à dépenser des sous ! J’ai déjà converti (de force ou presque) ma famille et mon chéri. J’espère pouvoir montrer aux gens que le Disneybound c’est vraiment fun !

Est-ce que tu as déjà pensé à faire du cosplay ?

Alors non, absolument pas, cela prend vraiment énormément de temps et, entre la vie privée et professionnelle, je n’ai pas une minute à moi ! Par contre, je suis vraiment fascinée par les cosplayeurs, leur travail est vraiment époustouflant !

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Mulan et son pendentif Mushu, le dragon foufou.

Propos recueillis par Ellia.