Midnight Special, l’ovni de 2016 !

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Une voiture roule pleins gaz dans la nuit, les phares éteints. « Tu peux fermer ta lampe Alton ? » Clap. Noir complet. Assis devant Alton, son père Roy et son ami Lucas sont stressés. Ils semblent fuir quelque chose ou quelqu’un… Le décor est planté. Musique. Si l’histoire n’est en rien comparable à Interstellar, on retrouve là l’ambiance du chef d’œuvre de Christopher Nolan. Images léchées, plans plus splendides les uns que les autres, côté mystique… Nul doute, ce « Midnight Special » a effectivement quelque chose de spécial.

La difficulté de faire une chronique sur ce film est qu’on a envie à la fois de tout vous raconter mais qu’on ne sait quoi vous raconter. Par où commencer sans trop vous spoiler. Pour faire simple, ce long métrage retrace l’histoire d’une chasse à l’homme ou plutôt d’une chasse au gamin (Alton). Le petit garçon est doté de pouvoirs spéciaux qui inquiètent les plus hautes autorités et qui fascinent les fanatiques religieux. Il lui reste trois jours pour se rendre dans un lieu précis. Mais pour quoi faire ?

En écrivant cet article, je réécoute la bande originale, musique extraordinaire de David Wingo. Tout comme certaines séquences du film, elle vous donne la chair de poule et vous laisse là, bouche bée.

Attention, si vous vous attendez à un film bourré d’effets spéciaux, en mode fin du monde, vous serez déçus. En revanche, si vous y allez comme moi sans aucun a priori, vous allez prendre une sacrée claque.

Qui es-tu Jeff Nichols ? Après avoir réalisé Take Shelter et Mud, tu viens d’inscrire ton nom dans la lignée des grands réalisateurs des années 2000. Côté premier rôle, Michael Shannon (le père, Roy) a une tête de méchant. À coup sûr, il a été embauché dans sa jeunesse pour interpréter les malfrats, tandis que Joel Edgerton a déjà été aperçu dans Exodus de Ridley Scott ou le récent Jane got a Gun, avec Natalie Portman. Le petit Alton, lui, crève l’écran. Espérons pour lui qu’il ne connaisse pas la même carrière que l’enfant star d’Hollywood, Haley Joel Osment, vu dans Sixième sens et Forrest Gump, disparu des radars aujourd’hui. Côté second rôle, il est très plaisant de voir Kirsten Dunst, mademoiselle Spiderman, et Adam Driver, alias Kylo Ren, le petit-fils de Dark Vador himself. Bref. Foncez voir ce petit bijou S.-F. de Jeff Nichols. Le vrai ovni de ce début d’année cinéma.

Fab

Jessica Jones, la nouvelle bonne recette de Hell’s Kitchen

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On l’attendait depuis un moment, Netflix l’avait teasée à mort, avec de jolis visuels picturaux et une bande-annonce où on entend David Tennant hurler « Jessicaaaa !! ».
D’ailleurs, la présence au casting de l’acteur écossais constitue déjà un argument en soi, que vous soyez une de ses fangirls acharnées, ou pas 🙂
La série se montre-t-elle à la hauteur de nos expectations ? Mageek vous donne son verdict…

By Netflix

L’estampille Netflix semble gage de qualité. La société de V.O.D., en à peine plus d’un an d’existence sur notre territoire, nous a habitués à d’excellentes créations, en termes de scénario comme de réalisation, plaçant la barre assez haut. Voici quelques exemples dont vous avez probablement entendu des échos :

Orange is the New Black, que je n’ai pas regardée mais qui, apparemment, a enthousiasmé plus d’un critique/spectateur.

Daredevil, une réussite qui a réhabilité le justicier aveugle après le désastreux film éponyme.

murdockDaredevil met en scène Matt Murdock, un avocat aveugle mais aux autres sens hyperdéveloppés, qui combat le crime, masqué.

Sense8, un programme aux qualités rares, dont nous vous avions déjà parlé ici.

Autant dire que l’annonce d’une série Marvel, se déroulant dans le même décor que Daredevil, avec UNE super-héroïne, se posait comme une promesse de valeur.

Le pitch

En gros, nous suivons les aventures de Jessica Jones, détective à la force phénoménale, qui tente de se reconstruire après s’être libérée de l’emprise de Kilgrave, un sociopathe capable de prendre le contrôle de n’importe qui. Mais celui-ci n’a pas dit son dernier mot…

Encore les mêmes ingrédients dans la cuisine infernale ?

Les événements de Jessica Jones prennent place à Hell’s Kitchen, un quartier de Manhattan, déjà centre de l’action dans Daredevil.

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Hell’s Kitchen vu par Netflix.

On y retrouve, comme attendu, la même ambiance et… le même type de personnages : héros/héroïne changé par un accident, de ce fait doté de fantastiques pouvoirs pour faire régner la justice, bons samaritains amis du héros, en apparence trop fragiles pour lutter mais qui se surpasseront…

Comme autre point commun, on peut citer l’importance des affaires légales dans l’intrigue et, notamment, la victime d’erreur judiciaire, par qui tout commence. Mais pas de blagounette sur les avocats, cette fois !

Et puis, comme Daredevil, Jessica Jones mise autant sur son villain que sur son héros pour conquérir le public : en matière de charisme, Kilgrave n’a rien à envier à Fisk.

jessica-jones-smallJessica et Kilgrave : une relation ambiguë qui vous tiendra en haleine…

Le background Marvel

Jessica Jones, c’est avant tout une héroïne de la maison Marvel. Des anecdotes, dans les premiers épisodes, nous rappellent que nous nous situons après l’attaque des Chitauris (les envahisseurs dans Avengers). Ainsi, monsieur tout le monde est au courant de l’existence des super-héros. Pourtant, à l’instar de Daredevil, Jessica Jones se concentre sur des enjeux plus locaux que la défense de la Terre, et les pouvoirs des protagonistes se retrouvent du coup réduits à la même échelle. Si Jessica possède une force surhumaine, elle se la joue plus discrète que Hulk : elle défonce des portes, et non des porte-avions…

Netflix prévoit deux autres séries en collaboration avec Marvel (Luke Cage et Iron Fist), qui, réunies à Jessica Jones et Daredevil, devraient aboutir à un ultime cross-over, The Defenders.

Et si ces nouveaux personnages s’incrustaient dans Avengers ? Jessica ne pourrait-elle pas rejoindre la fine équipe, comme dans les comics ? Cela permettrait en tout cas d’apaiser les critiques qui réclament plus de parité dans la saga à succès.

Les personnages

On attendait depuis longtemps un personnage tel que Jessica Jones : une super-héroïne actuelle, sans combi moulante sexy. Comme Matt dans pratiquement toute la première saison de Daredevil, elle ne porte pas de costume. Elle combat son ennemi comme elle est : une femme dans la trentaine avec un look d’ado jean déchiré, mitaines, perfecto et vieux sweat −, alcoolique et bourrue.

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Le physique de l’actrice (Krysten Ritter), plutôt menu, contraste avec la force herculéenne de Jessica et elle se révèle très convaincante, dans un rôle qu’on trouverait cliché pour un homme mais inhabituel pour une femme : celui du détective désabusé.

Quelques personnages interviennent de façon récurrente : Luke Cage, barman coriace pour qui Jessica a un faible (une série Netflix lui sera dédiée) ; Trish, la meilleure amie B.C.B.G. de Jessica (nouvelle version de la justicière Hellcat) ; Simpson, un flic avec un faux air de Captain America ; Hogarth, une avocate moins sympa que Matt Murdock (notons que ce perso a changé de sexe en passant de la B.D. à l’écran)…

marvel-netflix-jessica-jones-mike-colter-luke-cageLuke Cage, encore un mec avec qui Jessica entretient une relation ambiguë (décidément…)

David Tennant, quant à lui, nous hypnotise aussi bien que son personnage (le méchant stalker, Kilgrave).

En costar, propre sur lui normal, avec son don, il ne se salit pas les mains ! −, ce protagoniste bénéficie d’un réel développement, d’une profondeur travaillée et d’un jeu d’acteur impeccable.

Fans de Doctor Who, représentez-vous un Docteur malsain, drôle et attachant à la fois (en plus, il se prend pour Obi-Wan Kenobi…). La série vaut le coup d’œil rien que pour lui.

JJ02cTennant en mode bad guy.

Alors c’est la série du siècle ?

Jessica Jones se montre digne de Daredevil, qui s’était déjà affirmée comme une révélation. Elle ne devrait pas décevoir le public qui l’attendait avec impatience.

Certains pourraient critiquer le manque de combats à base de super pouvoirs et de cascades, arguant qu’on oublierait presque qu’il s’agit d’une série de super-héros. Personnellement, ça ne m’a pas gênée.

La seule réserve que je peux émettre, c’est la crainte de voir le show s’essouffler, donnant trop dès la première saison. Mais de nombreuses séries excellentes dans leurs débuts ont su tenir la distance ! Continue comme ça, Jessica !

Ellia

Netflix Fest : vers l’infini et au-delà !!

Bienvenue dans la base spatiale !

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Si vous êtes fana de films et de séries, vous avez probablement entendu parler du Netflix Fest qui a pris place du 15 au 19 octobre derniers à Paris. Netflix a tout donné en programmant pas moins de 15 événements où films et séries étaient diffusés selon des thématiques précises.

Du « Festival des séries où les femmes cachent bien leur jeu » au « Festival du film romantique qui va t’aider pour un premier rencard », en passant par le « Festival des meilleurs épisodes de la série qui pue le chat », tout le monde y trouvait son compte. Et, coup de maître, c’était gratuit ! Enfin gratuit pour ceux qui se sont dépêchés de réserver leurs places en ligne, parce qu’elles sont parties à une vitesse phénoménale (d’ailleurs chez Mageek, on vous avoue qu’on a un peu galéré à en choper quelques-unes). Ici, point de diffusion en plein air (c’est so 2014), ou encore de salles de cinéma mornes et tristounettes, Netflix a opté pour l’originalité pour marquer le coup et le moins qu’on puisse dire c’est que ça a marché.

L’équipe de Mageek s’est rendue au « Festival des films et séries qui te donneront envie d’aller vers l’infini et l’au-delà » pour y regarder les deux premiers épisodes de la série Sense8.

La diffusion prend place à l’espace Niemeyer dans le 19e arrondissement, soit dans une base spatiale !! Armés de leurs places imprimées, les gens attendent impatiemment devant l’entrée de découvrir ce que Netflix leur a préparé. Bon point pour Netflix, on nous a déballé le tapis rouge, et nous, on se sent déjà comme des stars. Enfin, l’extase est assez courte puisque dès qu’on entre dans l’espace lui-même, l’ambiance change radicalement. On ne sait pas vraiment si c’est la lumière bleutée ou bien les cosmonautes qui nous mettent la pression… Oui, pas la peine de relire la phrase précédente, tu as bien lu. Ce sont bel et bien des cosmonautes qui accueillaient les visiteurs.

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La salle de projection !

Cet accueil surprenant nous a donné l’impression que nous allions bientôt entrer dans une attraction à sensation, un peu comme Star Tour ou Space Mountain à Disneyland Paris (vous remarquerez qu’on reste dans la thématique de l’espace même niveau coup de pression, bien joué Netflix). Les cosmonautes nous servent notre kit de survie : de la nourriture déshydratée goût Napolitan Ice Cream et une bouteille d’eau, ce que tout astronaute doit avoir pour survivre dans l’espace donc (Netflix, as-tu été en partenariat avec la NASA, dis-nous ??).

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En haut, le packaging de l’étrange nourriture en question.
Et en bas, ce que ça donnait une fois ouvert
(après un petit séjour dans un sac à main, on vous l’accorde…).

On entre ensuite dans la salle, on s’installe, et on croise même les ShowRunners, des YouTubeurs sérivores qu’il faut absolument connaître tant leurs émissions sont bonnes. Le show commence, et deux épisodes de Sense8 plus tard, nous sortons, satisfaites de notre séance de Netflix sur grand écran.

Et ce n’est pas fini ! À la sortie, les cosmonautes nous attendent pour faire une séance photo avec eux, photo que tu pouvais même envoyer à ton adresse mail. Le nôtre, ci-dessous, histoire que vous voyez enfin nos têtes.

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On nous offre également le tote bag Netflix Fest contenant un badge tout doux, ainsi qu’une affiche de l’événement dont nous sortions. Des cadeaux, toujours plus de cadeaux, GG Netflix, tu sais parler à ton public.

Grand bravo à Netflix pour ce joli festival original, innovant, et surprenant, tu nous auras effectivement donné envie d’aller vers l’infini et l’au-delà !

Maintenant, penchons-nous sur Sense8, la série qu’on a pu découvrir (ou re-découvrir pour certaines) à ce festival…

 

Sense8

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Série créée par les Wachowski (les génies derrière Matrix, entre autres) et J. Michael Straczynski, Sense8 a fait parler d’elle dès sa première saison diffusée sur Netflix…

Le show suit 8 personnages à travers le monde, qui se découvrent brutalement la possibilité de communiquer les uns avec les autres, d’éprouver ce que ressentent les autres. Un pouvoir qu’ils devront apprendre à maîtriser, pour faire face à un mystérieux ennemi commun…

Dans le paysage actuel des séries, bien trop foisonnant, il devient difficile de se démarquer et pourtant Sense8 y parvient. Pourquoi ?

Une saison à voir comme un film

De nombreux pilotes sont produits de manière à vendre les épisodes suivants. Ils mettent le paquet dès le départ, en dévoilant le plus possible d’éléments attrayants et représentatifs de ce qui attend le spectateur plus loin dans la série.

Sense8, elle, prend son temps, se construit brique par brique au fil des épisodes. Le visionnage tel que le permet Netflix, c’est-à-dire en enchaînant les épisodes quasiment sans interruption, accentue ce sentiment d’avancer dans un film qui dure une saison (certes, il y a d’autres moyens de « binge watcher » de la sorte… Mais Netflix est quand même bien confortable !).

Les deux premiers épisodes installent doucement les personnages dans leur environnement, livrent des indices sur la dimension fantastique/S.-F. de l’œuvre, et imprègnent déjà le spectateur de cette mise en scène particulière, contemplative et intrusive.

La série mise sur l’empathie. Si les 8 personnages principaux ressentent les émotions partagées au sein de leur cercle, tout est fait pour que le spectateur soit plongé, lui aussi, dans l’intimité des protagonistes. On est bercés par la musique, les sentiments sont criés haut et fort, on nous livre des scènes de sexe et de violence, souvent de façon crue. Le public se retrouve pris, comme un passager clandestin, dans le cercle des 8.

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Les 8 protagonistes

D’ailleurs Netflix aurait pu exploiter cette idée de communication sensorielle pour son festival en proposant des interactions jouant sur le son, les odeurs ou le toucher. Certainement un peu ambitieux pour une série et un festival qui démarrent, cependant.

Critiques justifiées : une série de clichés ?

À l’image de son générique (une compilation de « scènes de cartes postales », assortie d’une musique qui se veut mystique et troublante), la série est-elle une suite de lieux communs, assaisonnée de paranormal ?

Les personnages présentés paraissent, à première vue, des clichés associés à leur milieu culturel ou leur pays d’origine. Par exemple : une Asiatique prodige en arts martiaux, une Indienne tiraillée entre modernité et tradition, un flic américain un peu justicier sur les bords, un Mexicain viril qui cache son homosexualité, etc.

Et alors ? Ils sont attachants. Leurs mésaventures personnelles débordent sur l’intrigue de science-fiction. Cela aurait pu être dérangeant, mais non, on apprécie de suivre leur évolution, leur combat (car chacun est aux prises avec ses démons, parallèlement à la découverte de son étrange « pouvoir »).

Des choix militants ?

La série assume totalement de mettre en avant des sexualités peu représentées : couples homosexuels, transsexualité.

La présence de Lana Wachowski (trans MtF) à la création porte à croire qu’il ne s’agit pas de choquer des spectateurs peu habitués pour faire le buzz, mais que ce choix est bien une démarche militante. Que l’on ne peut que saluer !
Le choix de donner de la visibilité à des acteurs de nationalités diverses est également rafraîchissant.

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Lana Wachowski
Photo par Astrid Stawiarz/Getty Images pour The New Yorker.


Sora et Ellia

Une ère de déjà-vu

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Jurassic World

Note : 6,5/10

 

Je ne sais pas vous mais pour moi, en tant que cinéphile acharné, 2015 est l’année la plus excitante cinématographiquement parlant de ce 21e siècle (derrière le popotin de Thor, OK on se calme les filles…).
Tandis que Daniel Craig #007, Chewbacca #cousinmachin et Ian Solo #bogossaprès70answhatelse nous attendent en décembre (« Indyyyy fais péter ton slip ». J’ai dit on se calme. Mademoiselle posez ce fouet tout de suite !), le T-rex m’attendait aux Halles en ce dimanche après-midi. Évidemment en 3D, histoire de voir ce qu’il avait dans le bide…
Alors quand le pitch, m’apprend que les chercheurs du parc ont mis au point un dinosaure mutant, mélange de Sangoku et de Végéta, j’ai tout de suite craint le pire. Fort heureusement, la nostalgie (hommage permanent à l’œuvre de Spielberg) et le joli minois de Brice Dallas Howard ont fait le reste. Rassurez-vous les filles, Chris Pratt en dresseur de Raptors et en marcel plein de cambouis, c’est pas mal non plus…

J’aime/J’aime pas. Mageek fait le bilan.


J’aime :

3,2,1 action !
La 3D est le petit plus dont n’avait pas pu bénéficier notre ami Steven. Coup de mâchoire par ci, coup de griffe par là, non il ne s’agit pas là de la dernière production de Jacquie et Michel version sadomazoophile. On en prend plein la vue et c’est ce qu’on demande principalement à un film pop « cornes ».

Nostalgiiiiiiiiie
Ce film rend hommage au premier opus réalisé il y a plus de 20 ans par Steven himself. Les références sont nombreuses (même « RUUUUUUUUN ! », même méchant rondouillard, et mêmes plans avec le T-rex sur le côté qui vous hume avec ses narines). Manquerait plus que la 4D avec un léger mistral à l’odeur de putréfaction et on s’y croirait. Remarquez, pour cela il vous suffit de regarder tous les soirs France 3, à 20h10. #Onesttellementriensansellequ’onsoitnoiroublanc

Les acteurs
Inconnu à mes yeux il y a encore un an, Chris Pratt est en train de devenir un de mes petits chouchous. Celui qui se permet de danser en mode « zéééééééépoo » dans une scène mythique des Gardiens de la galaxie donne un coup de jeune à la franchise. Brice Dallas Howard, déjà aperçue dans Terminator Renaissance et Le Village campe quant à elle la tantine. Manageuse du parc hypraconnectée, elle passe plus de temps à suivre ses followers que ses propres neveux. Nous, en tout cas, on ne la quitte pas des yeux.

J’aime pas :

Les dinos et what else ?
Soit, les deux acteurs et les dinos tirent la couverture à eux mais on aurait bien aimé que les autres persos aient un peu plus de charisme, histoire de s’attacher à eux. Le méchant est sans grand intérêt tout comme le grand frère, qui ne cesse de vouloir tromper sa copine. Copine qui pour le coup a des cornes plus longues que celle d’un tricératops en rut, tout le long du film. Attention en passant les portes, jeune fille. Ah oui, sinon Omar Sy fait trois apparitions. C’est peu mais ça reste mieux que ses 30 secondes dans le dernier X-men. #OnatuéOmar

Magie, magie, et nos idées manquent de génie ?
Certes la musique géniale de John Williams est présente quelques fois dans le film, mais je trouve qu’il manque cette magie, cette émotion qu’avait le premier Jurassic. Peut-être que nous sommes trop gavés de superproductions, il nous faut désormais un supplément d’âme pour nous émouvoir devant de tels mastodontes cinématographiques. Pourtant, c’est notamment le cas lors de l’agonie d’un sauropode. La même scène avec un tricératops, en robotronique, avait été tournée en 1993. Le même procédé a-t-il été réutilisé ici ?

Oh et puis pour chialer un bon coup, ça me donne envie de mater les aventures de Petit-Pied, Becky, Pétri, Pointu et Dent Tranchante… Vous aussi ? (oui oui ouiiii)

Cadeau :

Verdict :

Une bonne superproduction à voir en 3D s’il vous plaît. Et en VO pour s’éviter les doublages cucul la praline et les mioches flippettes qui hurlent à tout bout de champ.

Fab

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De rouille et d’os
Note : 8/10

Il y a des films qui sont autant matraqués que la pub si juvabien c’est juvamine. Et d’autres inconnus au bataillon, mon général, qui méritent souvent bien plus le détour. C’est le cas d’Ex machina, film d’Alex Garland, le scénariste de 28 jours plus tard. Le pitch : un jeune informaticien remporte une loterie interne. Du coup, il a le droit de passer une semaine entière à boire des coups avec son patron, dans un QG top secret, au cœur d’une magnifique forêt verdoyante. Le PDG, interprété par Oscar Isaac (une tête qui commence à être de plus en plus familière) a créé en loucedé, pépère dans sa cachette, une humanoïde à l’intelligence artificielle surdéveloppée. Mageek vous dit pourquoi Code Lisa peut aller se rhabiller…

J’aime/ J’aime pas. Mageek fait le bilan.


J’aime :

Les nouvelles tronches

J’adore Robert Downey Junior et non je n’envie pas les tablettes de Thor ou de Captain America, mais il faut dire qu’avec le contrat juteux passé entre Disney et Marvel, on en a un peu marre de voir les mêmes têtes tous les étés. Avec Ex Machina, aucun risque. Oscar Isaac que l’on a déjà aperçu en tant que chanteur looser dans Inside Lleywin Davis des frères Cohen, n’est connu que des cinéphiles bobos (l’étant moi-même de par ma carte UGC illimité). Crâne rasé et barbe de 3 mois, l’acteur américano-guatémaltèque (lettre compte double mot compte triple) crève l’écran et le cœur de ces gentes dames. Ultra canon, il parvient à nous faire rire et frémir, durant 90 minutes. Alicia Vikander joue quant à elle parfaitement la fameuse Ava. Trois lettres qui vont faire frissonner à coup sûr les poils de ces damoiseaux. Pour cette interprétation, cette jeune actrice qui possède une formation de danseuse articule parfaitement sa gestuelle semblable à celle de C3PO. Evidemment en plus fluide et plus sexy.

Le scénar’

Pour ne rien vous cacher, j’adore les huis clos. Alors lorsqu’ils sont aussi bien ficelés comme dans Ex Machina, on ne décroche pas de son siège et on garde la bouche ouverte (attention aux mouches). Peu de personnages, univers pesant et intrigant à la fois, on ne sait plus qui croire parmi tous les protagonistes. Est-ce que parfois la vérité se trouve juste sous nos yeux ? L’amour (qui n’est cette fois-ci pas dans le pré), rendrait-il aveugle ? #Onvas’aimer #souslesunlightsdestropiques

On se marre

Étrangement, on se prend à rigoler devant ce film. Il est vrai que la situation n’est pas banale entre un Robocop en jupon en train de tomber amoureux d’un rouquin fort sympathique. À moins que ce ne soit le contraire. Oscar Isaac est quant à lui à mourir de rire en PDG alcoolique à moitié déglingué par les équations à 10 000 inconnues qu’il a effectuées pour créer sa machine.

J’aime pas :

On reste sur notre « fin »

À vrai dire, ce film aurait pu devenir un chef-d’œuvre dans le genre. Mais il manque un je ne sais quoi qui fait qu’on aurait aimé un scénario différent. Peut-être que l’on devient fou également, tel Caleb devant Ava. « Je l’aime, un peu beaucoup, à la folie, ou alors pas du tout ?… ».

Verdict : Pas de doute, Ex Machina est la bonne surprise de l’été. Ce genre de film dont on s’éprend, jusqu’à philosopher dessus alors qu’on a eu 4 toute l’année en terminale à cette épreuve. Mieux vaut ça que de débattre sur la longueur des canines d’un vélociraptor, pas vrai ?

Fab

Anno Dracula : comment redonner du mordant aux vampires… (oui j’ai osé)

Note : 4,5/5

Sur un coup de tête, j’ai acheté ce livre qui a rejoint ma table de chevet complétant une pile plutôt impressionnante de bouquins (allant de Bakuman à La Face cachée de Margot de John Green, en passant par Héloïse Ouille de Jean Teulé, sans oublier La Fraternité de Panca 1 de Pierre Bordage). C’est pourtant Anno Dracula de Kim Newman qui a retenu mon attention.

D’abord par sa couverture :

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La petite phrase qu’il faut de Neil Gaiman (« Magnifique. Une lecture obligatoire ») aidant, j’ai entamé le bouquin. Il m’a tellement plu que j’ai décidé de le faire sortir des oubliettes. Si vous ne l’avez pas encore lu, voici qui vous mettra en appétit.

Mais de quoi on parle ?

De vampires.

De vrais vampires.

Non. C’est plus compliqué. Reprenons.

Imaginons Londres, fin du 19e siècle. Oscar Wilde côtoie Bram Stoker et Sherlock Holmes tandis que le Dr Jekyll fait une apparition discrète. Un monde où les grands hommes d’hier se mélangent avec les héros de fiction. Un monde où Dracula, après avoir massacré Van Helsing, épouse la reine Victoria, devient Prince consort du Royaume-Uni et fait sortir de l’ombre toute sa race. Un monde où la jeunesse s’achète pour un shilling et où le vampirisme est à la mode.

On suivra plusieurs personnages, dont Charles Beauregard, un espion qui travaille pour le mystérieux Diogène’s Club et Geneviève Dieudonné, une vampire vieille de quatre cents ans, qui travaillent ensemble pour résoudre des crimes : des prostituées vampires se font assassiner à Whitechapel.

Si votre intérêt n’est pas piqué, je rajouterai que la narration est bien menée et que l’écriture est succulente et que le résumé que je vous ai servi ici est bien succinct, pour ne pas gâcher le plaisir de lecture. L’univers est riche en idées et rebondissements, il mérite définitivement qu’on y fasse un détour.

Le roman est d’abord paru aux éditions J’ai lu en 1998. En 2012, les éditions Bragelonne lui redonnent une nouvelle jeunesse en l’agrémentant de textes inédits : notes de l’auteur, fin alternative…

La réédition du tome 2 vient de paraître en poche et s’intitule Le Baron rouge sang. Mais je vous recommande vivement de ne pas y jeter un œil tant que vous n’aurez pas fini le premier tome, au risque de vous faire méchamment spoiler.


Résumé « officiel »

Londres, 1888.
L’obscur voile de la terreur est tombé sur la capitale depuis que la reine Victoria s’est unie au sulfureux comte Dracula. Sous son influence, les citoyens sont de plus en plus nombreux à rejoindre les rangs des vampires, toujours plus puissants.
Mais la riposte ne se fait pas attendre. Dans les sinistres ruelles de Whitechapel, un assassin surnommé Scalpel d’Argent massacre les prostituées aux canines un peu trop aiguisées. Lancés dans la traque du tueur, Geneviève Dieudonné, une vampire à  la jeunesse éternelle, et Charles Beauregard, espion pour le Diogene’s Club, vont devoir gravir les échelons du pouvoir. Et s’approcher dangereusement du souverain le plus sanguinaire qu’a jamais connu le royaume.

Elena

# WANTED

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Citizen Four de Laura Poitras
Note : 9/10

Edward Snowden ? Ça vous dit quelque chose ? Vous en avez forcément entendu parler. C’est ce petit gars de la NSA (agence de renseignements aux States) qui a posé ses balls sur la table et a décidé de tout divulguer dans la presse concernant les infos classées top secrètes de son employeur. Résultat : le plus grand scandale politique de ces 10 dernières années. Téléphone portable, Internet, Minitel (bon ok là je vais un peu loin)… on se doutait que l’on était espionné par les plus hautes sphères mais pas à ce point et de cette façon. La réalisatrice Laura Poitras est à ce moment-là contactée par ce geek en panique via message crypté (on se croirait pour sûr dans James Bond). Cette dernière va décider de le rejoindre à Hong Kong, lieu où il est exilé depuis qu’il est devenu l’homme le plus recherché des États-Unis. Et quand vous êtes wanted par le FBI, ce n’est jamais bon signe. Entre pressions, intimidations, et révélations, on partage son quotidien dans sa chambre d’hôtel, où le moindre coup de téléphone louche ou alarme inhabituelle dans l’immeuble nous fait sursauter. Assurément, mon coup de cœur de ce début d’année.

J’aime/ J’aime pas. Mageek fait le bilan.


J’aime :

La prise de risque

Habituellement, un réalisateur en mal d’inspiration utilise un fait divers (Hostel, Massacre à la tronçonneuse et Attrape mon hémoglobine si tu peux) ou un ouvrage pour écrire le scénario de son propre film. Laura Poitras, elle, est carrément l’héroïne de son long métrage et s’est servi de son vécu. Ou plutôt se sert car Citizen Four, nom de code de Snowden, se déroule au moment même de cette affaire. On s’imagine alors à la place de la jeune femme, le visage en sueur, le cœur tambour battant derrière sa caméra, persuadé qu’un sniper vous observe ou que le téléphone de la chambre d’hôtel est sur écoute pendant votre entretien avec le geek à lunettes qui sort révélations sur révélations. Vous savez que votre vie ne sera plus comme avant et que vous serez épié jour et nuit par les services secrets. Que le mot « famille » n’existera plus pour vous mais peu importe, vous avez eu le courage de le faire. C’est vibrant, c’est fort, c’est le rêve de tout journaliste à la recherche du scoop du siècle.

Le rythme

Au-delà de ce courage incroyable, Laura Poitras a monté son film comme un polar, ce qui le rend nerveusement incroyable. Chaque mail crypté transmis entre les deux héros est reconstitué, chaque flash spécial de ce scandale des chaînes américaines est diffusé, chaque extrait de procès sur cette affaire ridiculise les personnes représentant le gouvernement ou ces agences de renseignements. L’aigle de l’Oncle Sam s’en retrouve vite déplumé, emportant avec lui, les illusions de démocratie qu’il reste dans ce bas monde. Ça fait froid dans le dos et on en redemande.

J’aime pas :

Les termes techniques

A moins d’avoir un copain geek ou d’être un super crack en informatique, il vous sera difficile de comprendre l’intégralité du scandale. Si PRISM, XKeyscore et autre Tempora ne figurent pas dans votre champ lexical, et c’est normal, ça se ressent un moment dans le film. On perd un peu le fil (d’actualité Facebook). Humour d’informaticien je précise !!!

Résumé

En bref, foncez voir Citizen Four. Vous vous sentirez l’âme d’un héros pendant 2 heures, et aurez envie, comme la réalisatrice, de lever le voile sur nombre d’affaires étranges qui nous entourent. Georges Kennedy, le 11 septembre, la mère Michelle a-t-elle vraiment perdu son chat ??? On nous aurait menti ???

http://www.legorafi.fr/2012/11/29/disparition-du-chat-de-la-mere-michel-50-ans-apres-le-gorafi-relance-lenquete/

Fab